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    Ecologie : l'eau

    Avec l'assèchement climatique la question de l'eau est de plus en plus cruciale

    Le barrage de SIVENS et la mort de Rémy Fresse doivent se rappeler à nous.

    Le gouvernement s’assied sur les leçons de Sivens.
    Mais pas seulement, il s’assied sur toute réflexion visant à promouvoir une nouvelle agriculture non productiviste.
    Il n’a pas réfléchi d’un iota sur le type d’agriculture compatible avec une sécheresse qui va s’installer plus fortement d’année en année.

    Le ministère de l’agriculture, toujours à l’avant garde des projets émanant de l’agriculture industrialiste, vient d’annoncer la création de nombreuses retenues d’eau et de barrages (Le Monde des 30 et 31-8-20 p 27).
    Le gouvernement encourage l'option des réservoirs artificiels. "On ne va pas regarder la pluie tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l’année", déclarait l'ancien ministre de l'Agriculture Didier Guillaume en août 2019, en annonçant la création d'une soixantaine de retenues d'eau d'ici à 2022. Son successeur, Julien Denormandie, a assuré fin juillet, sur Europe 1, qu'il voulait "simplifier un peu les procédures" pour faciliter les constructions.

    Créer des bassins d’eau ou faire des barrages pour qui ? Pour les cultures d’irrigation et entre autres pour les cultures de maïs dévoreuses d’eau. L’oppossition des écologistes est manifeste, mais ces derniers n’en ont pas fait un sujet d’ampleur nationale. Or c’est une question nationale qui effectivement met en jeu l’existence d’agriculteurs qui ne veulent voir que le bout de leur nez, le tracteur à payer, l’argent à faire rentrer. Il faut les convaincre que la discussion et le changement est nécessaire, pour leur survie même à très court terme.

    Mais dores et déjà  avec leur pelleteuse, des agriculteurs excédés sont passés en force dans le sud ouest., ils ont retourné la terre, creusé et créé un bassin sur le ruisseau de Caussade, « Cet été 2020, il retient 930 000 mètres cubes d'eau et irrigue les cultures d'une vingtaine d'exploitations, principalement de fruits (pommes, prunes, noisettes, tomates), de légumes, de semences, et de céréales (maïs) destinées à l'élevage ». Les bio en ont profité également.
    Mais "Faire un barrage au milieu d'un cours d'eau provoque un asséchement en aval. Cela affaiblit la biodiversité, détruit les zones humides...", énumère Lionel Feuillas, chargé de suivre le dossier de Caussade pour France nature environnement.

    Dans le Lot et Garonne, le niveau de pluviométrie enregistré au mois de juillet 2020 est le plus bas depuis 1959. Début août, une canicule durable, symbole de l'urgence climatique
    s’est installée.Il faut donc réfléchir à une nouvelle agriculture. La solution des agriculteurs de Caussade est à court terme et nuit à une réflexion de fond.

    Il y a en plus des pratiques culturales qui contribuent à l'assèchement 
    La culture du maïs est un sujet tabou dans le sud ouest, dans le centre de la France (Creuse, Corrèze, Puy de Dôme..) alors qu’elle part à l’exportation pour 45 %.
    Des alternatives existent : remettre de la matière organique dans le sol pour qu'il soit plus résilient, mettre des arbres sur les parcelles pour qu'ils retiennent l'eau, choisir des cultures qui nécessitent moins d'eau...
    Selon un rapport parlementaire déposé en juin sur la gestion des conflits de ce type, 21 projets de retenues d'eau sur 34 sont en contentieux judiciaire sur le bassin Adour-Garonne, et 31 sur 60 sur le bassin Loire-Bretagne.

    Le gouvernement se moque comme d’une guigne de la dite transition énergétique, qui n’est qu’un discours, et de la question de l’utilisation de l’eau, de sa protection, de son partage….Il faut être convaincu qu’il va falloir lutter pied à pied contre ce Ministère qui est le Ministère de la poursuite de la catastrophe agricole et environnementale, contre l’idée même que l’eau « est un bien commun ».
    Il faut rappeler que le projet du barrage Sivens en 2014 consistait à créer un lac de barrage permettant la constitution d'une réserve d'eau d'un volume de 1,5 million de m3 utilisable notamment pour l'irrigation de terres agricoles, c’est à dire, pour parler franc, des grosses exploitations agricoles, et le contrôle de l'étiage (c’est à dire du débit)  du Tescou. L'impact du projet de retenue résidait dans la submersion de 12 hectares d'une zone humide.
    C’est la lutte contre ce barrage et pour la préservation des zones humides qui a provoqué la mort de Remi Fraisse. On a vu comment la police s’y est prise pour défendre les capitalistes du monde agricole. La situation ne peut que s’aggraver puisqu’une certaine police se croit tout permis tandis que l’irrésitible Darmarin parle de l’ensauvagement des jeunes (lire l’ensauvagement de toute opposition) qui appelle à la répression.

    Faire des bassins de retenue d’eau nuit à la reconstitution des nappes phréatiques,entraine une évaporation de l’eau considérable... ; les barrages détruisent les écosystèmes, et les zones humides .. Tout ceci est fort bien expliqué par Christian Amblard dans le Monde des 30 et 31-8-20, à la suite de dizaines d’articles sur ce thème dans la dernière décennie.

    La question de la préservation de l’eau et de son partage se pose dans le monde entier avec une terrible acuité. Qu’on s’en convainque en lisant l’article sur le Mekong asséché par les barrages (Le Monde du 8-9-20), où c’est le gouvernement chinois qui est le premier responsable. On a lu la même chose sur les eaux du Jourdain, du Nil et de bien d’autres fleuves.
    Osons accuser le communisme dégénéré de la Chine qui se fait le principal outil pour détruire l’environnement en Asie du Sud, pour affamer les peuples au nom du fait que, selon l’idéologie communiste, comme sa congénère l’idéologie capitaliste, la nature est un objet à dominer.

    Une campagne internationale contre les barrages devrait pouvoir être entreprise.

    13-9-20 AMC

     

     

    Gestion de l'eau

    août 2018

    Le Kerala, Etat de l'Inde géré par les communistes depuis très longtemps, a subi une inondation dévastatrice et mortifère. Quelle gestion de l'eau ?

    L'Irak n'a plus d'eau, dans le delta du Tigre, l'eau est devenue saumâtre, les terres agricoles ont massivement disparu. Quelle gestion de l'eau ?

    Dans les deux cas, les barages sont en partie en cause. De quoi s'agit-il ??

    1)Au Kerala il y a 53 barages de plus de 15 m de haut qui servent à l'hydro-électricité, et à la régulation des cours d'eau. C'est un vain mot si l'incompétence est de mise. A la veille de la mousson, les barages doivent être pratiquement vides pour recueillir les grandes quantités d'eau à venir, et contrôler les lâchers d'eau. C'est du moins ce que relate le journaliste du Monde G Delacroix le 23-8-18.

    En outre dans ce type de pays, il faut prévoir en principe un bon écoulement de l'eau; trop d'immobilier ne permet pas ce bon écoulement. Il conviendrait également qu'une multitude de petits bassins (comme dans certaines régiosn d'Afrique) soient disponibles pour l'absorbtion de l'eau, et qu'il y ait des petites digues, des murs séparant les espaces agricoles, des forêts... Tout ce qui est nécessaire pour retenir et garder l'eau. Tout ce qui provoque le ruissellement doit être évité.

    La querelle porte aujourd'hui sur la collusion des intérêts publics avec les intérêts privés, justement dans l'imprévoyance concernant l'immobilier pour le tourisme.

    Des spécialistes doivent donner leur avis sur cette question.

    2)En Irak, la baisse du niveau du Tigre et de l'Euphrate a permis, dans le delta Chatt El Arab, la remontée des eaux de mer dans les terres, leur salinisation, et la destruction des terres agricoles (-40%): poissons et bétail ne peuvent survivre. La production de dattes a diminué drastiquement. (d'après le Monde du 1-9-18)

    Pourquoi en est-il ainsi ? Outre la sécheresse, en Amont, l'Iran, la Turquie, la Syrie ont construit des barrages pour s'approvisionner en eau, ne permettant pas à l'Irak de bénéficier de l'eau nécessaire. Chacun pour soi !! Problème récurrent. La Turquie a cependant cessé le remplissage de son barrage Ilisu pour éviter la catastrophe. Les négociations pour répartir l'eau n'ont pas eu lieu: guerres répétées, destructions, oppositions politiques. La gestion de ces deux fleuves aurait dû se traiter pacifiquement entre les 4 pays depuis longtemps.

    Il en est ainsi dans de nombreux pays.

    Il est urgent de traiter ces questions

    2-9-18