MARX AU 21ème SIECLE ?

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    QUE FAIRE ?

    -L'Internationale des travailleurs: urgence !

    -Pétition, lettre ouverte au PS

     

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    La gauche dans le monde, comme béquille du capital.

    Comme produit d'une social-démocratie qui a voté les crédits de guerre en 1914, du communisme et du soviétisme, la gauche dans le monde n'a pu prendre une place indépendante, sa place en tant que gauche véritable, elle n'a pu exister comme gauche; sitôt surgie, elle fut immédiatement gangrenée et corrompue par de puissants appareils politiques, et du plus grand parti social-démocrate aux portes de l'Allemagne

    Le foyer du communisme en URSS ayant immédiatement donné la préférence au nationalisme allemand, pour protéger l'Etat soviétique, jusqu'au traité germano soviétique en 1939, a tenté en plus en 1943 d'évacuer à jamais toute internationale des travailleurs...Aucune solidarité d'organisation n'a pu s'exprimer pour soutenir par exemple un jeune mouvement de libération nationale qui fut livré ou au despotisme du parti unique, ou aux ex-colonialistes. Assassinat ou corruption : Sankara, Lumumba assassinés; Arafat, Mandela rapidement amenés à transiger ...

    Tout ceci mériterait des analyses très approfondies.

    Il y a urgence à créer les bases d'une Internationale des travailleurs (voir rubrique "internationale")

     

    LETTRE OUVERTE Le 13-12-2015


    Le Pdt de la République
    Palais de l'Elysée
    55 Fbg St Honoré 75008 Paris


    Monsieur le Président de la République,
    Les terribles attentats du 13 novembre 2015 ne pouvaient mieux achever de servir la cause du FN.
    Mais c'est vous et vos ministres, sous l'emblème de la " gauche ", qui avez le mieux livré à l'abandon et au mépris les classes populaires, par votre politique. Vos prédécesseurs ont fait pareil. Les communistes vous ont soutenu de fait. Vous avez ainsi jeté des milliers de citoyens dans les bras du FN. Les discours de celui-ci donnent l'illusion qu'ils s'adressent au peuple et aux salariés, dans une situation de grand chômage. On pourrait se croire à la veille de 1933.
    Vous avez de ce fait désespéré une grande partie du peuple en appliquant avec méthode la " stratégie du choc " venue du libéralisme le plus dur. Et finalement vous nous imposez la guerre, au motif des attentats, puis l'état d'urgence, comme avant- goût d'une politique d'extrême droite. Pire vous avez fait engager des discussions pour des combinaisons douteuses de 2ème tour des régionales, pour officiellement faire barrage au FN ( !). Ces discussions rendent encore plus inaudibles une voix de gauche.
    Votre appel à voter Xavier Bertrand ou Christian Estrosi, qui ne sont que des substituts du FN nichés dans la droite, est une façon de tenter d'avilir les citoyens. Idem pour l'appel à voter pour des socialistes qui ont prôné avec vous, la guerre, l'état d'urgence et qui acceptent, en outre, l'assignation à résidence de plusieurs militants écologistes. Peu leur chaut, ces socialistes invitent les écologistes à faire des listes communes avec eux… et ces derniers acceptent parce qu'ils ont voté massivement la prorogation de l'état d'urgence (14 sur 17 d'entre eux ) !!
    L'absence de morale politique au plus haut niveau rejaillit sur toute la société, vous en êtes responsable. Cela pourrit la visibilité d'une représentation réelle des besoins humains et sociaux par des élus honnêtes.. Une majorité de citoyens n'y croit plus. Les résultats du vote ne changent rien.
    Oui Daech a mis en cause volontairement la démocratie, par les attentats de janvier et de novembre 2015 en France (exactement comme en Tunisie). Vous répondez à cela en tentant de substituer au Ministère de la justice, le Ministère de l'Intérieur, contre l'état de droit. C'est une politique du FN.
    Vous préconisez des pouvoirs de police presque sans limite et des assignations à résidence tous azimuts pour autre chose que le terrorisme. Vous préconisez " la possibilité d'arrêter toute personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre public ( !)". Le caractère vague de l'énoncé est exactement une disposition d'un Etat policier. C'est une politique du FN.
    Vous avez préconisé la possibilité de destitution de la nationalité, et la réforme de la constitution pour ce faire. C'est une politique du FN.
    Vous avez de plus imposé, suite aux attentats, la participation à une guerre, avec une coalition d'Etats, contre Daech en Syrie, dont les objectifs sont confus et douteux.
    Cette coalition d'Etats entretient, comme la France à travers vous, des liens coupables avec des régimes dictatoriaux, liberticides. Certains ont des liens troubles ou directs avec Assad. Or tout le monde sait aujourd'hui qu'Assad a libéré les fondamentalistes de ses geôles et les a armés contre son peuple. Ces derniers ont constitué des troupes pour Daech…
    Prétendre faire barrage à l'extrême droite par un vote dévoyé, ne freinera nullement la montée du FN, qui prospère sur la croissance continue de la pauvreté et du chômage.
    Ne s'agissait-il pas avant tout, pour les socialistes, de garder la mainmise sur des ressources importantes, de sauvegarder des postes de pouvoir, et des élus, en vue de politiques de prestige ou d'objectifs loin des besoins des citoyens ?
    En outre, soudain l'austérité, soi-disant si utile au " désendettement ", a volé en éclats, parce qu'il faut financer une guerre bien opaque. Les motifs justifiant l'austérité étaient-ils fallacieux ?
    La guerre et l'état d'urgence ont-ils d'autres buts que ceux annoncés ? Il semble bien que oui. Seraient-ils avant tout les meilleurs moyens pour soumettre le peuple, et réaliser en France, ce qui a été fait en Grèce, ou pire encore ?
    Monsieur le Président, je suis d'accord avec les démocrates de ce pays pour amplifier un mouvement d'opposition contre l'état d'urgence, contre la guerre, contre votre politique, pour des mesures sociales à l'inverse de celles prônées par la droite, Macron et Valls, et pour des rencontres et des débats principalement avec les jeunes de tous bords, pour qu'ils s'expriment et disent ce dont ils ont besoin. La coupure avec notre jeunesse est grave.
    J'appelle les démocrates à ce que nous nous unissions dans notre diversité, en contresignant par exemple d'abord cette lettre. Il est nécessaire que nous prenions contact, afin de définir, hors des combinaisons politiques mensongères, hors des idéologies, dans quelle société les citoyens de ce pays ont envie de vivre, dans le but de ne satisfaire que les besoins du peuple.
    Recevez, Monsieur le Président, mes salutations distinguées
    AM Chartier

     

     

    Ci-dessous, on trouvera par ex : la politique du PS en 81-82..., l'assassinat des ouvriers en Afrique du sud avec la complicité du gouvernement de l'ANC, la question de l'ANGOLA. (voir Palestine dans une rubrique spéciale)..."Hollande à Carmeaux !"

    On trouvera ci-après "La gauche et l'islam"..

     

    (Une petite parenthèse: -Bernard Arnault, PDG de LVMH (Louis Vuitton Moët Hennesy), secteur de luxe, grand patron du CAC 40 a une "étiquette de prédateur" (relevé par le Monde du 11-9-12), veut être belge pour payer ses impôts en France. "Casse toi riche con" de Libération....

    Reçoit l'aide de Fabius (PS) dans la première décennie 2000 pour reprendre le groupe Boussac et mettre la main sur Dior. Entre amis, c'est normal....on se donne des coups de main.)

    (voir Voyoucratie)

     

    La gauche et l'islam, une controverse avec Walzer

    L'article paru dans le Monde (journal des 9-10-11 mai 2015) sous la plume de Michael Walzer, " Cette gauche qui n'ose pas critiquer l'islam ", a un titre qui ne me paraît pas correspondre à la réalité et une introduction qui tombe dans le même défaut que souligne Walzer, mais… l'article me semble par ailleurs un des plus intéressants et plus fouillés, publié ces derniers mois. J'aurais envie de discuter avec ce monsieur.
    Walzer écrit au début de l'article " L'islam est aujourd'hui une religion capable d'inciter un grand nombre d'hommes et de femmes à mourir en son nom ". Je pense que ce n'est pas ainsi qu'il faut aborder la question. Je demande " Existe-t-il un fanatisme islamiste sui generis ? ". Y avait-il, avant ces 30 dernières années des musulmans qui pouvaient s'offrir comme bombes vivantes au nom de leur idéologie-religion ? Walzer dit oui. Je réponds non.


    Par contre des Etats despotiques à population musulmane se sont emparés de l'islam pour fabriquer un fanatisme islamiste d'Etat ; et des groupes politiques, ayant fait l'expérience négative du marxisme, se sont lancés dans l'islam politique dans les années 80 et jouent un jeu compliqué avec les Etats despotiques.
    Walzer montre que la gauche et de son extrême se mélange les pinceaux, entre autres, en prenant le dit " anti-impérialisme " de ces Etats et de ces groupes, pour les excuser de leur orientation réactionnaire, ou n'en point parler… Il a raison. Sauf que ce dit anti-impérialisme n'est représentatif que d'orientations conjoncturelles d'Etat.


    Ce n'est pas, à mon avis, à l'endroit de l'islam qu'il faut chercher des poux dans la tête à la gauche et son extrême, mais ailleurs. En fait, ce dont il faut discuter, selon moi, c'est de l'indigence de la gauche et de son extrême, marxiste ou proche du marxisme, à définir ce qu'est la dictature, ses prémisses et ce dont elle se nourrit, et ceci dans le cas particulier où cette dictature prétend agir au nom de l'anti-impérialisme, qu'il s'agisse du soviétisme ou de l'islamisme..
    Pourquoi ne le fait-elle pas ? Elle ne le peut pas car elle hésite encore à caractériser comme dictatures tous les régimes qui se sont réclamés (ou s'en réclament encore) du marxisme, du socialisme ou du communisme (URSS, Chine, Cuba, Algérie, Ethiopie, Cambodge, Corée du nord, Erythrée, Vietnam, Zimbabwé….). Et qu'elle n'a jamais compris le fondement du dit anti-impérialisme de l'URSS. Elle est encore prête à transiger avec des dictatures. Elle ne voit pas non plus, entre autres, comment les régimes dictatoriaux, se réclamant de l'islam, se nourrissent de l'expérience des dictatures précédentes…Elle tend à les excuser parce qu'ils se présentent comme anti-impérialistes. Il suffit d'aller en Iran pour se croire à bien des égards dans l'ancienne URSS…


    Oui le fanatisme religieux existe, au niveau individuel, mais il prend une forme dangereuse, et devient une force collective organisée, grâce aux Etats dictatoriaux, ou aux groupes politiques qui s'en servent.
    Ce n'est pas l'islam qui fait les dictatures, c'est la folie du pouvoir. Il y a d'abord des hommes politiques, d'origines diverses, qui ont une idée précise sur la façon dont ils peuvent prendre le pouvoir, sur quelles structures ils vont s'appuyer, sur la méthode à appliquer pour soumettre le peuple, et soudoyer ou exterminer les révolutionnaires de la première heure.
    Lénine ou Khomeini n'étaient pas a priori des fanatiques. C'étaient des théoriciens et des politiques, contre les pouvoirs en place, l'un athée, l'autre homme d'église. C'était fondamentalement des nationalistes, avant tout (bizarre de dire cela de Lénine, pourtant…). Mais il leur a fallu un " vêtement " pour couvrir leur pouvoir et le schéma qu'ils avaient en tête d'une société nouvelle qui fonctionnerait au mieux de leurs spéculations théoriques. Il leur fallait une idéologie, ou une religion, à fort contenu libérateur, c'est-à-dire un système d'idées fortes, promettant la justice, l'égalité, le bonheur, la construction d'une nation forte, et capables de susciter l'enthousiasme, le respect du chef, l'obéissance, pour réaliser une société efficace, un pont vers la société idéale… au prix y compris de lourds sacrifices..


    Le fondement idéologique du soviétisme a été le communisme imaginaire et la révolution sociale reconstruite théoriquement, révolution qui ne pouvait être que socialiste, dont le déroulement était tracé et certain, et qui devait transcender la société vers une apothéose de bien être, en extirpant le mal c'est-à-dire l'exploitation.
    Le fondement idéologique du khomeinisme a été l'islam politique, contre la dictature imposée par l'Occident, vers un retour à un paradis perdu de justice et de pureté, transcendé par Dieu, fondé sur des valeurs ancestrales, et l'espoir de la nation réunifiée par le djihad personnel (combat intérieur) et militaire.
    Khomeini, en plus, a magnifié la révolution de 1979 contre le shah, tant attendue par les révolutionnaires maoïstes à l'origine du Djihad islamique palestinien, du Hamas, du Hezbollah.. Il s'est approprié la révolution sociale iranienne, comme Lénine s'est approprié la révolution russe de février 1917. ….


    Derrière le vêtement et le discours, quels sont les fondements de la dictature dont il faudrait discuter. Dans les deux cas, un anti-impérialisme de façade vis-à-vis des nations les plus puissantes, et la recherche d'alliances opportunistes, parfois contre nature, afin de fonder et de protéger le nouveau pouvoir. Pour cela, il faut soumettre la population qui n'a pas à poser de questions.
    Il faut donc appliquer les règles suivantes :


    -Condamnation de la liberté individuelle, des libertés de pensée, d'écrire, les libertés artistique, sexuelle, amoureuse (l'amour est un élément très subversif).
    -Condamnation de toute pensée critique au travers de la construction d'un conformisme sectaire et du formatage (cours de marxisme, apprentissage par cœur du Coran sans le comprendre)
    -Proclamation de l'infériorité de la femme qui doit se consacrer à la maternité, ou alors mise en avant d'une position plus élaborée, construction d'une femme instruite fer de lance du régime et mère éducative des soldats pour la " nation".
    -Parti unique contre toute démocratie qui ne peut être qu'au service de l'impérialisme
    -Refus de toute structure de démocratie à la base
    -Une seule religion ou une seule idéologie. Condamnation des religions dites hostiles à la " révolution " (toutes les religions dans les pays dits socialistes ; juifs et chrétiens dans les pays islamiques)(position qui n'a rien à voir avec l'islam)
    -culte du chef et de la hiérarchie, embrigadement
    -exclusion de toute pensée ou attitude marginale.
    L'Iran est devenu une fabrique de révolutionnaires professionnels, mus par l'Idée, qui a inspiré le Djihad islamique palestinien, le Hamas, le Hezbollah (indépendamment du fait qu'ils soient sunnites ou chiites), ou tout simplement par la situation de ces professionnels dans l'appareil administratif du pouvoir.


    Depuis longtemps la confusion est constante dans l'analyse entre le contenu programmatique d'une religion, quelle qu'elle soit, et son utilisation par des pouvoirs despotiques. Les exemples historiques ne manquent pas.
    Les choses se compliquent terriblement lorsque les masses et…surtout les intellectuels sont aliénés par l'usage que font les dictatures des idéologies ou des religions qui furent tant aimées pour leur contenu libérateur…
    Si l'extrême gauche comprenait le mécanisme par lequel le soviétisme a manipulé ceux qui croyaient tant en la révolution communiste mythique, elle serait davantage capable de décrypter l'instrumentalisation de l'islam par les dictatures, et comment les masses elles-mêmes la justifient parfois. Et c'est de cela dont elle parlerait avec une liberté critique qui reste à construire.

    Le 11-5-2015
    (l'article de Walzer peut être envoyé sur demande en PDF)


    Voter P$ ? Impossible !

    23 mar 2015 Témoignage


    Un parti qui trompe le peuple et qui refuse de l'entendre n'a aucune vocation à représenter le peuple. Le recul du P$ est insuffisant pour être de nature à créer l'indispensable espace pour reconstruire une gauche digne de Jaurès.
    Ils brandissent la peur du FN alors que ce sont leurs politiques qui nourrissent le FN.
    Ils appellent au front républicain, mais qu'est-ce donc que ce front si ce n'est l'alliance de ceux qui vident la République de tout contenu social ?
    Ils appellent au vote utile, mais voter P$, c'est utile pour qui ? Les salariés, les précaires, les chômeurs ? Non ! Voter P$, c'est utile pour le MEDEF, les banquiers et les carriéristes de ce parti. Voter P$, c'est offrir nos pays à la dictature des multinationales appuyées par l'Union européenne.
    Voter P$, c'est voter pour le nucléaire, pour les fabricants de pesticides, de produits chimiques, pour les exploitants des autoroutes, pour l'agriculture industrielle, pour tous ceux qui font du profit au détriment de l'intérêt général.
    Dimanche, je vote blanc. Parce que voter, est un devoir civique. Pas question de voter P$ dont je souhaite la disparition.
    Rmj
    Raoul Marc Jennar

     

     

    Hollande à Carmaux le 23 avril 2014

    Hollande ose ! Il ose salir la mémoire des mineurs et de Jaurès, il ose faire semblant d'aller honorer Jaurès, il ose faire déployer la police pour le protéger d'une population qui a voté pour lui... et qui le conspue à son arrivée, même si elle était triée sur le volet pour parvenir à lui parler. Consciemment l'appareil du PS défie non seulement la mémoire historique, mais une population largement de gauche qui faisait confiance à ce qu'on nomme encore "le socialisme".

    Tendre la main aux militants socialistes de la base oui; contribuer à écraser l'appareil du PS menteur et corrompu, OUI !

    Politique du PS en 81-82...

    (voir ci-dessous le Bilan de ce que le PS a fait pendant le septennat...)

    (voir en février 2012, dans cette rubrique, un article sur Caroline Fourest, journaliste social démocrate ayant une forte propension à l'islamophobie..)

    (Voir dans une rubrique spéciale: "Les trente Glorieuses" comme produit de la confiscation de la gauche par le capitalisme)

    N'oublions jamais que la gauche a voté en 2005 le "couvre feu" proposé par la droite, contre les banlieues en révolte, digne continuation des pleins pouvoirs votés au gouvernement SFIO de Guy Mollet en 1956 pour mater la rébellion algérienne, tandis que le PCF s'opposait au mouvement des réservistes qui se couchaient sur les rails, à la même époque, pour s'opposer à leur départ en Algérie !

    La Gauche, défenseur de l'Union française; la gauche opposée aux mouvements des "sans papiers" toujours et partout; la gauche pour les guerres de BUSH et son idéologie; la gauche qui a porté la loi xénophobe sur "le voile" en 2006; la gauche pour la mondialisation et instigatrice de sa mise en place en France et en Europe début des années 1980; la gauche pour les exonérations des charges patronales (c'est à dire le vol d'une partie de la masse salariale des travailleurs); la gauche qui a mis en question le système des retraites en France... etc etc.

     

    BILAN du PS AU POUVOIR (texte provisoire avril 2012 AMC)


    SEPTENNAT MITERRAND (1981/1988 et 1988/1995)
    2 cohabitations avec des 1° ministres de droite (Chirac en 1986 puis Balladur en 1993).
    Et
    GOUVERNEMENT JOSPIN DU 2 juin 1997 au 6 mai 2002

     

    INTRODUCTION: CE QU'ON PEUT CONSIDERER COMME POSITIF DE 81 à 82 :


    -LA RETRAITE A 60 ANS
    -LA CINQUIEME SEMAINE DE CONGES PAYES
    -L'ABOLITION DE LA PEINE DE MORT
    -L'ABOLITION DE LA COUR DE SURETE DE L'ETAT
    -LA TOUTE PREMIERE PERIODE DES NATIONALISATIONS
    -LES POLITIQUES DE RELANCE ET DE L' EMPLOI pendant un an

     

    LE VRAI VISAGE DE LA POLITIQUE DU PS : LE LIBERALISME ECONOMIQUE EN AVANT TOUTE !

    Alain Bergounioux écrit avec justesse dans le Monde du 6-9-14, bien après que nous ayons écrit tout ce qui suit, " La seule rupture historique du PS, c'est celle de 1982-1983". Avec Mitterand, Mauroy mais surtout DELORS, le PS veut coller à la réalité capitaliste, pratiquer le compromis, et propulse la mondialisation.

    En 2006, François Hollande écrivait ceci dans un livre "Devoirs de vérité":

    "C'est françois Mitterand avec Pierre Bérégovoy qui a dérèglementé l'économie française et l'a largement ouverte à toutes les formes de concurrence. C'est Jacques Delors qui a été, à Paris comme à Bruxelles, l'un des bâtisseurs de l'Europe monétaire avec les évolutions politiques qu'elle impliquait sur le plan des politiques macroéconomiques. C'est Lionel Jospin qui a engagé les regroupements industriels les plus innovants, quitte à ouvrir le capital d'entreprises publiques. Ce qui lui fut reproché. Cessons donc de revêtir des oripeaux idéologiques qui ne trompent personne" (p 192. Cité par Serge Halimi dans le MD de janvier 2014).

    Aujourd'hui F Hollande aimerait bien n'avoir jamais écrit cela, car le pouvoir lui a monté à la tête...

     

    - 1)LA RIGUEUR COMME PRINCIPE DES 82:
    Vote du blocage des salaires par deux fois, du 1-6-82 et du 31-10-82 sur proposition Michel Delors (père de Mme Aubry…), Ministre de l'économie et des finances de 1981 à 1984. Suppression de l'échelle mobile des salaires.
    La loi sur l'échelle mobile des salaires avait été votée en juillet 1952
    Elle consiste à augmenter les salaires en fonction de l'augmentation des prix afin de conserver le pouvoir d'achat des salariés face à l'inflation.


    RAPPEL historique:
    -Le SMIG, salaire Minimum interprofessionnel garanti est voté le 11-2-1950.
    -Dans la même loi les conventions collectives sont restaurées, lesquelles étaient supprimées par Vichy. Leur origine : 1936. La négociation des salaires est libre entre salariés et patronat.
    - L'échelle mobile des salaires a été introduite en France en juillet 1952 sous la présidence de Vincent Auriol (SFIO) par le gouvernement Antoine Pinay (Rép Indépendants RI). L'application a été contournée par l'intermédiaire de la définition d'un panier de marchandises dont les prix servaient de base pour définir l'évolution des prix : célèbres querelles au sein de l'INSEE à ce sujet.
    -" Les clauses d'indexation des salaires sur les prix furent une à une retirées des conventions collectives dans les années qui suivirent. Elles étaient de fait considérées comme illégales depuis une ordonnance d'Antoine Pinay en 1959, mais après mai 1968, elles réapparaissaient dans certaines conventions. "
    En fait l'ordonnance d'Antoine Pinay n'a jamais été appliquée.


    - le SMIC (le salaire minimum interprofessionnelle de croissance) a été mis à la place du SMIG par Chaban Delmas le 2-1-70. Le SMIC est indexé sur la croissance et non sur l'inflation et les prix, donc il croît plus vite que le SMIG

    -" Du 23 juin 1981 au 22 mars 1983 : Delors, est ministre de l'Économie et des Finances, dans le gouvernement Pierre Mauroy. À ce titre, il est l'un des initiateurs du tournant de la rigueur à partir de 1982 ; il est chargé, en plus, du Budget à partir de mai 1983. Bénéficiant de la confiance des milieux économiques internationaux, il applique d'abord une politique de " rupture " pendant la période dite de l'" état de grâce " : nationalisations, dévaluations du franc, amélioration de l'efficacité des circuits de financement, et politique de relance.
    Après une première pause dans les réformes sociales qu'il propose dès 1982, Jacques Delors encourage le maintien de la France dans le Système monétaire européen (SME) et pratique une politique de rigueur. Il supprime, notamment, l'échelle mobile des salaires en 1982 " et il suspend la libre négociation des salaires entre salariés et patronat.

    (Le SME était l'antichambre de l'Euro)

    (La bourgeoisie, selon les rapports de forces en présence, peut faire voter ce qu'elle répudiera par la suite. L'exemple est ici très intéressant)

    Le PC approuve cette mesure.

    Auroux (PC) fait confirmer :
    " ..en effet les lois Auroux ont réaffirmé cette interdiction dans le Code du travail, article L.141-9 : "Sont interdites, dans les conventions ou accords collectifs de travail, les clauses comportant des indexations sur le salaire minimum de croissance ou des références à ce dernier en vue de la fixation et de la révision des salaires prévus par ces conventions ou accords." "

    Il s'ensuit la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée (VA constitutive du PIB) à partir de 1982.
    Part des salaires dans la valeur ajoutée
    (production - consommations intermédiaires)

    Commentaires ci-dessous : de Françoise Milewski, " la répartition du revenu national : une histoire conflictuelle ". L'Etat de la France 2004, La Découverte, Paris, 2003.

    " De 1973 à 1982, la part des salaires dans la valeur ajoutée s'est accrue. Les salaires étaient à l'époque protégés de la hausse des prix et la puissance revendicative des syndicats était suffisante pour assurer une progression des revenus malgré le ralentissement de la croissance économique à partir du milieu des années 1970. La part des profits des entreprises a été sensiblement comprimée durant cette décennie, ce qui a entraîné un repli des investissements.
    A partir de 1983, le partage de la valeur ajoutée s'est infléchi en faveur des profits et au détriment des salaires. Le gouvernement s'était alors fixé de stopper la dégradation du commerce extérieur (et, pour cela, de brider la consommation des ménages), de ralentir la hausse des prix (qui s'était accélérée) et de redresser l'investissement. Les salaires ont été désindexés des prix, de manière à en ralentir la progression. […] La part des salaires dans la valeur ajouté a fléchi jusqu'en 1989. "


    La puissance revendicative des syndicats a été amoindrie à l'époque de Mitterand, grâce au forcing des syndicats qui ont mis un frein violent à la contestation sociale.


    -Commentaire sur la rigueur :
    " La dispendieuse politique de relance par la consommation mise en place en 1981 est totalement à contre-courant de la politique restrictive menée par Paul Volcker (directeur de la Fed de 1979 à 1987) aux Etats-Unis et par la Bundesbank outre-Rhin. Résultat : les prix flambent et minent la compétitivité des produits français à l'export. Entre 1981 et 1983, le franc sera dévalué trois fois par rapport au mark. S'opposent alors deux idéologies au sein du PS: la ligne Delors-Fabius, qui prône une adaptation à l'économie de marché et la ligne Chevènement, qui plaide pour une fermeture de l'économie française et une sortie du contraignant système monétaire européen. Mitterrand tranche: il choisit l'Europe et a désormais pour objectif un franc fort. C'est le tournant de la rigueur avec comme priorité la lutte contre l'inflation. Fin de l'indexation des salaires sur les prix. De 13% en 1981, l'inflation décline à moins de 3% en 1986. C'est grâce à cette politique de désinflation et du franc fort que la France a pu recoller à l'économie allemande et convaincre son puissant voisin de signer le Traité de Maastricht en 1992, socle fondateur de la zone euro ".

    (L'Expansion 7-1-11)

    - Sur les Inspecteurs du travail...

    Le Monde Diplomatique de décembre 2012 écrit:" A partir de 1982, au nom d'une flexibilité censée favorisée l'emploi, les gouvernements multiplient les possibilités de déroger à la loi (c'est à dire au code du travail)". Le nombre des fonctionnaires de l'inspection du travail, va diminuer, près d'un tiers des procès verbaux de dissuasion et de sanction (vis à vis des patrons fraudeurs) va disparaître dans la nature.... La droie va suivre, tout à fait enchantée du processus enclenchée en 1982...

    Sous lionel Jospin en 2001l'inspection du travail est soumise à une gestion publique selon les règles du privé, et on pose le principe de l'efficacité (?!): objectifs/résultats: faire plus avec moins.

    Les Inspecteurs commencent à se suicider...(voir l'article en p 4 et 5 du MD)

    En mai 2012, Michel Sapin annonce la poursuite des suppressions d'emplois à l'inspection du travail... dette publique oblige...

     

     

    -2)LES NATIONALISATIONS avant tout comme politique de rationalisation.

     

    Mitterand l'avait annoncé discrètement. Nationaliser signifiait " rendre les entreprises nationalisées compétitives ". Rien à voir avec la sauvegarde à tout prix de l'emploi, et des activités nationales.

    La loi de nationalisation du 13 février 1982 entraîne des indemnisations au niveau de 39 mds de francs

    Secteur industriel :
    " Thomson
    " Saint-Gobain
    " Rhône-Poulenc
    " Pechiney-Ugine-Kuhlmann
    " Usinor et Sacilor (fusionnent en 1986)
    " Suez
    " Compagnie générale d'électricité
    Secteur bancaire :
    " Les groupes bancaires et financiers :
    o Banque de Bretagne ;
    o Crédit commercial de France ;
    o Crédit industriel d'Alsace et de Lorraine (CIAL) ;
    o Crédit industriel et commercial (CIC) ;
    o Crédit industriel de Normandie ;
    o Crédit industriel de l'Ouest ;
    o Crédit du Nord ;
    o Hervet (Banque) ;
    o Rothschild (Banque) ;
    o Scalbert Dupont (Banque) ;
    o Société bordelaise de crédit industriel et commercial ;
    o Société centrale de banque ;
    o Société générale alsacienne de banque (Sogénal) ;
    o Société lyonnaise de dépôts et de crédit industriel ;
    o Société marseillaise de crédit ;
    o Société nancéienne de crédit industriel et Varin-Bernier ;
    o Société séquanaise de banque ;
    o Worms (Banque).
    o Banque centrale des coopératives et des mutuelles ;
    o Banque corporative du bâtiment et des travaux publics ;
    o Banque fédérative du crédit mutuel ;
    o Banque française de crédit coopératif ;
    o Banque de La Hénin ;
    o Banque de l'Indochine et de Suez (future Banque Indosuez) ;
    o Banque industrielle et mobilière privée (BIMP) ;
    o Banque de Paris et des Pays-Bas ;
    o Banque parisienne de crédit au commerce et à l'industrie ;
    o Banque régionale de l'Ain ;
    o Banque régionale de l'Ouest ;
    o Banque de l'Union européenne ;
    o Chaix (Banque) ;
    o Crédit chimique ;
    o Laydernier (Banque) ;
    o Monod-Française de banque ;
    o Odier Bungener Courvoisier (Banque) ;
    o Sofinco La Hénin ;
    o Tarneaud (Banque) ;
    o Vernes et commerciale de Paris (Banque) ;
    o Union de banques à Paris.
    De plus, l'État récupère le capital des entreprises qu'il ne détenait pas encore en totalité notamment :
    " la Banque nationale de Paris ;
    " Crédit lyonnais ;
    " Société générale.
    Et récupère les Holding financiers
    " Compagnie financière de Paris et des Pays-Bas
    " Compagnie financière de Suez

    Les gouvernements successifs, s'ils permettent des embauches dans un premiers temps, vont surtout s'atteler à " dégraisser " et rationaliser ces industries et groupes financiers nationalisés afin de les rendre plus rentables et pouvoir les revendre avec profit pour les finances de l'Etat.


    Exemple : La liquidation de la sidérurgie

    dimanche 10 janvier 2010, par Robert Paris
    " Mitterrand trahison "... la marche des sidérurgistes sur Paris
    Le 13 avril 1984, des dizaines de milliers de travailleurs de la sidérurgie manifestaient à Paris, à l'appel des syndicats. Ils protestaient contre l'adoption par le gouvernement d'Union de la gauche d'un nouveau plan Acier, synonyme d'une nouvelle saignée dans les effectifs de la sidérurgie… " (voir la suite sur internet)

     

    -3)LA FLEXIBILITE DE LA MAIN D'ŒUVRE

     

    C'est l'un des aspects forts de la politique du PS, fort oublié !

    -a) Loi sur les 39h : 16-1-1982
    Permet de passer de 40h par semaine à 39, et donne la cinquième semaine de congés payés.

    En réalité, il s'agit d'une loi perfide sur l'aménagement du temps de travail, et son annualisation. Elle va déclencher plusieurs grèves très rapidement. R Barre avait tenté d'aller dans cette voie sans succès. Avant la loi, dès juillet 81, les syndicats en acceptent le principe.
    -les salariés sont livrés au bon vouloir des patrons qui fixent les horaires des journées et des semaines de travail selon leurs besoins, pourvu que la moyenne par semaine soit équivalente à 39h. -Tout ce qui dépassera la moyenne au final sera payé en heures sup, mais en fin de parcours. Résultat les semaines peuvent être de 36 à 44 h. Les heures sup disparaissent massivement par ce système, ainsi que l'appel à de nouvelles embauches.
    Les travailleurs sont corvéables à merci.

    -b)Ordonnance du 5-2-82 sur les contrats à durée déterminée : CDD

    Une première loi du 3-1-79 avait autorisé ce type de contrat contre toute la tradition d'après 1945. Elle donnait une grande liberté à l'employeur.
    L'ordonnance légalise définitivement le CDD, au lieu de le supprimer ou de le limiter strictement. Et pour faire passer la pilule donne aux CDD les mêmes droits qu'aux CDI.
    L'Education nationale va se doter de plus d'un tiers de personnels administratifs en CDD.

    -c)Ordonnance du 26-3-82 sur le travail à temps partiel.

    Le temps partiel a toujours existé mais pratiquement sans législation, sauf la loi du 28-1-81. L'ordonnance rend normal ce type de travail, le légalise, et n'en fait plus une exception. Soi-disant " travail à temps choisi " pour les salariés, il va être massivement utilisé par le patronat contre l'avis des salariés.

    d)Suppression de l'autorisation administrative de licenciement par la loi du 3-7-86.

    Le licenciement pour motif économique était autorisé depuis le 24-5-45, mais soumis à autorisation de l'Etat. Supprimée en 86.

    -e) Création des T UC (travaux d'utilité collective) par décret du 16-10-1984

    Crée par Fabius, dans le cadre des " nouveaux pauvres " et de l'existence de 2 millions de chômeurs.
    Formellement, les TUC sont des stages effectués à mi-temps pendant un maximum de six mois, pour les 18-25 ans, dans des collectivités publiques, des hôpitaux ou des établissements publics, par des jeunes en recherche d'emploi et indemnisés un peu en dessous de la moitié du Smic. N'étant pas un salaire, l'indemnité perçue par le titulaire d'un TUC n'entraîne aucune ouverture de droits sociaux (retraite, indemnité chômage), à l'exception de la couverture d'assurance-maladie prise en charge par l'État, qui assurait l'essentiel du financement de l'indemnité. Selon Michel Delebarre, alors ministre du Travail, ces contrats sont " une étape dans un parcours d'insertion "...

    -f) Création des CES en 1990.


    Ont été mis en place, pour les 18-25 ans, par Michel Rocard, alors Premier ministre, pour " favoriser l'insertion professionnelle " des personnes sans emploi, pour travailler dans des collectivités territoriales, les établissements publics et les associations.
    Le contrat emploi solidarité (CES) est un contrat de travail relevant du droit français. Il fait partie des contrats aidés.
    Ce contrat venait en remplacement des TUC. L'employeur (l'État la plupart du temps) bénéficiait d'une exonération des cotisations sociales patronales et d'aides financières. Il s'agissait d'un contrat aidé par l'État. Aucune couverture des droits sociaux.
    Premières exonérations pour les employeurs.
    La loi de finances initiale 1995 avait prévu 650 000 CES, nombre porté au mois d'août à 680 000. Une enveloppe complémentaire exceptionnelle de 35 000 CES a à nouveau été débloquée pour le mois de décembre 1995. Ceci a permis de résoudre les situations les plus difficiles avant le mois de janvier 1996. Le nombre d'entrées en CES pour l'année 1995 a été de plus de 720 000, au lieu de 700 000 en 1994.
    Les CES "seront encore 260 000 en 2001 contre 330 000 en 2000", ... Les CEC ont complété les CES sans limitation d'âge.
    Prendra fin en 2005

    Conclusion :
    Ajoutons qu'en 1991 : le gouvernement d'Édith Cresson crée le plan exo-jeunes, avec une exonération de charges sociales pour l'embauche en entreprise des 18-25 ans.
    En 1997 : le gouvernement de Lionel Jospin crée les emplois-jeunes visant les moins de 26 ans dans le secteur public et associatif.

    Si on ajoute le RMI, on constate que le PS (Michel Rocard) a été l'instigateur de la propagation du travail précaire en France, pour les jeunes, et plus généralement le propagateur de la condition sociale de précarité.

     

    -4)LA LIBRE CIRCULATION DES CAPITAUX , LA DEREGLEMENTATION GENERALE 1985-1986

     

    L'adaptation de la France à l'économie de marché se traduit par une libéralisation du marché des capitaux en 1985. L'objectif est d'imiter les orientations de Reagan et Thatcher, d'inscrire l'économie dans la compétition internationale la plus libre. A moins d'être un sot, Mitterand s'est inscrit dans la nécessité du grand capital d'éliminer tout ce qui n'était pas rentable dans l'optique d'un capitalisme très libéral, à l'aide d'une concurrence non contrôlée par l'Etat. Ce faisant, Il s'agissait également de " moderniser " les relations du travail, selon le discours ambiant.

    Pour cela : ouvrir le marché des capitaux tous azimuts et y installer une concurrence féroce.

    -Ouverture du marché monétaire à tous les agents économiques
    -Libéralisation et dérèglementation du marché financier. Les banques ont le droit d'émettre des certificats de dépôt ;
    -L'encadrement du crédit est levé : lourdes conséquences sur le taux d'intérêt, mais Maastricht tentera d'y mettre de l'ordre.
    -La séparation banques de dépôts/banques d'affaires, en principe abrogée en 66/67 par Debré, ne s'est jamais appliquée. Le Gouvernement PS la fait appliquer et autorise les banque s de crédit à faire toutes les opérations jugées bonnes sur le marché monétaire.
    -Passage organisé d'un marché à un autre.
    -Assouplissement du marché obligataire
    -réforme du marché hypothécaire
    -les bons du trésor peuvent être souscrits par tous les agents économiques
    -Les entreprises peuvent émettre elles-mêmes des billets de trésorerie
    -Toutes sortes de titres vont être crées librement par les agents économiques
    -le marché financier est " modernisé " c'est-à-dire se met à l'heure de la GB et des USA pour y faciliter toutes les opérations. Il est largement ouvert aux créances, donc au capital de prêts à intérêts, plus qu'aux actions et obligations ;
    -Les premières privatisations des banques nationalisées en 85-86, et des entreprises publiques, permettent au niveau international d'organiser les premières OPA sans tenir compte des intérêts industriels nationaux. Les nationalisations n'ont donc été qu'un bluff…
    -Le contrôle des changes est définitivement abandonné en 86
    -Les marchés spéculatifs pour se couvrir des variations des changes, des taux d'intérêt, des prix des matières premières, sont autorisés, tel le MATIF en 88.

    Peu à peu toutes les barrières tombent entre les différents marchés.

    Le principe de la libre circulation des capitaux avait été accepté pour la future Europe en 1957. C'était loin d'être acquis dans les Etats qui avaient la main mise sur toute l'économie et les finances.
    En France, en 1968, il y avait même eu un durcissement du contrôle des capitaux.
    L'année 86 est l'année où les derniers obstacles à la libre circulation des capitaux sont levés en France par la grâce du PS. C'est le principe fondamental et essentiel de la " mondialisation ". Pour résumer : fin du contrôle des changes, nouveaux produits financiers qui circulent librement ; les détenteurs de capitaux peuvent s'installer où ils veulent, développement extraordinaire des paradis fiscaux, plus aucun contrôle étatique des investissements, recherche de capitaux sur les marchés financiers, prélèvements fiscaux par l'Etat de plus en plus faibles, recherche de la rentabilité maximum des capitaux indépendamment des intérêts stricts des entreprises , spéculation effrénée devenue possible… etc etc

    La directive 88/361/CEE du 24 juin 1988 décide de la suppression de toutes les entraves aux mouvements de capitaux entre résidents des États membres avant le 1er juillet 1990

    La mondialisation n'est pas caractérisée par la fin du protectionnisme. La création du GATT après la 2ème guerre mondiale avait pour but de réglementer et de diminuer peu à peu les tarifs douaniers. C'est la création de l'OMC en 1995 qui remplace le GATT qui met fin pratiquement au protectionnisme. Le libre-échange à sens unique était dans le même temps quasiment imposé aux pays " décolonisés " depuis tous temps, sauf accords spéciaux.

    La généralisation , aux pays du tiers monde dits émergents, des marchés financiers de type occidentaux suivra de près et permettra un pillage encore plus efficace de ces pays: cf " les marchés financiers des pays émergents "…

    La crise boursière de 87 arrive sur ces entre-faits, apparemment non comme conséquence d'une crise économique, mais comme conséquence d'un débordement d'activités folles en tous genres sur les marchés financiers du fait de la mondialisation. Ceci est important et indique que les pbs financiers peuvent se déconnectés des pbs économiques traditionnels.


    -5)L'ENVOLEE DE LA DETTE PUBLIQUE

    La banque centrale n'est pas encore privatisée. Elle le sera en France en 1993, juste après le vote sur les " Critères de Maastricht ". Ceux-ci généralisent à l'échelle de l'Europe l'organisation de la politique de rigueur.
    Avant 93, l'Etat peut toujours demander à la BC d'intervenir comme " prêteur en dernier ressort ". Mais il se fait un devoir depuis 1973 de n'avoir pas recours à la création monétaire, mais aux banques privées, et surtout dans le cadre de la politique " du franc fort ".

    Les rentrées fiscales à partir des sociétés vont s'amenuiser avec la libre circulation des capitaux.

    En outre Un marché de la dette publique se constitue :

    " En 1985, Pierre Bérégovoy, alors ministre des Finances, crée trois instruments aux noms un peu barbares : les "obligations assimilables au Trésor" (OAT), les "bons du Trésor à taux fixe à intérêt précompté" (BTF) et les "bons du Trésor à taux fixe à intérêt annuel" (BTAN). En clair: des véhicules financiers correspondant à des obligations de l'Etat, destinés aux investisseurs institutionnels, notamment étrangers. Une véritable révolution de la gestion de la dette publique. Depuis le début, le succès des obligations de l'Etat français, notées "AAA", ne se dément pas. A tel point que la dette de l'Etat vole de record en record. Aujourd'hui encore, la France continue d'emprunter massivement sur les marchés : elle prévoit d'émettre pour 184 milliards d'euros de dette en 2011. "


    L'expansion du 2-1-11

     

     

    -6)LES PRIVATISATIONS

    Une fois que les entreprise s et les banques sont rationnalisées, elles peuvent être revendues d'autant que l'Etat a besoin d'argent. Ceci s'effectue dès 85-86.

    La sidérurgie perdra 100 000 emplois et verra sa productivité multipliée par 3, lorsqu'elle sera revendue 15 ans après sa nationalisation en 95


    Wikipedia : " ….le groupe est privatisé à bas prix (à peine dix milliards de francs) dès 1995 par Alain Juppé, non sans que l'État n'eût préalablement pris à sa charge le reliquat de ses dettes. Les actions sont en grande partie acquises par des fonds de pension (plus de 30 % de l'ensemble).
    Les grands actionnaires (les petits porteurs ont tout perdu lors de la recapitalisation du groupe par Alain Madelin en 1986) ont donc généré des fortunes considérables à trois reprises : lors de la nationalisation du groupe, puis lors de sa privatisation, quinze ans plus tard, et enfin lors du rachat par Mittal après dix ans de consolidation. Ce, bien évidemment, sans tenir compte des bénéfices secondaires pour les chantres de cette privatisation (ainsi des 325 000 stock options liquidées par Francis Mer, PDG du groupe "


    Privatisation du groupe d'assurances Gan, ouverture du capital de Thomson Multimédia, qui se poursuit en 2000. Privatisation du Crédit industriel et commercial (CIC), racheté par le Crédit mutuel à 68 %, et du CNP Assurances. Puis Air France (ouverture du capital) Crédit Lyonnais, l' aérospatiale

    Le gouvernement Jospin sera réputé pour avoir fait les plus importantes privatisations


    -Privatisation de TF1 :
    TF1 peut dire merci à Mitterrand. Si la chaîne de télévision du groupe Bouygues caracole aujourd'hui en tête des audiences du PAF et réalise de juteux bénéfices publicitaires, c'est grâce à la libéralisation de l'audiovisuel en 1984. Cette réforme fait suite à l'autorisation des radios libres privées en 1981. Mitterrand aura mis fin au monopole des médias publics. Il aura aussi permis à la France, en obligeant les chaînes à contribuer au financement de la production cinématographique, de se doter d'une puissance industrielle culturelle et audiovisuelle.

    L'Expansion du 2-1-11


    -7)LES ATTAQUES CONTRE LE SALAIRE DIFFERE, LE TROU DE LA SECU


    Le dispositif des exonérations de charges sociales à répétition a été mis en place par les socialistes, à travers les TUC, CES puis c'est devenu une politique systématique pour l'emploi des jeunes. L'employeur, l'Etat, ne verse pas de charges sociales pour ce type d'emploi, sauf un minimum de couverture santé (rien sur le chômage, la retraite)

    Martine Aubry a consacré ce genre de dispositif définitivement , lorsqu'elle était ministre du Travail, en 1992, dans le gouvernement d'Edith Cresson. Elle avait à l'époque mis en place le plan Exo jeunes, qui prévoyait, selon la publication du texte au Journal officiel en date du 6 août 1992, "des possibilités d'embauche exonérées de charges sociales patronales de jeunes sans qualification". Objectif de ce plan : "répondre à la nécessité d'encourager les entreprises à embaucher des jeunes non qualifiés dans une conjoncture économique déprimée, qui accroît les phénomènes de recrutement de personnel surdiplômés au regard du contenu effectif des emplois proposés".
    La Croix du 28-9-09

    En principe les exonérations prévues, devaient être couvertes par l'Etat. D'après des responsables de la sécurité sociale interrogés, cette couverture fut presque inexistante. (très difficile d'avoir des chiffres, de trouver les documents.. Aucune diffusion à ce sujet. On ne connait pas le texte réglementaire qui faisait obligation à l'Etat de prendre à sa charge ces exonérations… toute info serait bienvenue à ce sujet)

    Sur le plan théorique, ces exonérations ont pour objectif, ou du moins comme résultat, de faire apparaître les charges sociales comme étant indues, insupportables, un empêchement à l'emploi, alors qu'elles constituent le fondement du financement de la sécurité sociale.
    Le patronat se jettera sur cette porte ouverte pour réclamer sans cesse la baisse des charges sociales, c'est-à-dire ce qui était appelé " le salaire différé " au moment de la création de la sécurité sociale.

    (à poursuivre) avril 2012

     

     

     

     

    La Gauche : fin de parcours ?

    (28 mai 2011)

    La chute de DSK donne un nouvel éclairage sur ce qu'il est, et surtout sur ce qu'est le PS. Elle nous fournit plusieurs enseignements parfois contradictoires.

    1)L'homme du FMI, c'est à dire de la finance internationale

    2)La noirceur ou la turpitude personnelle du personnage, brutalement révélée dans un Sofitel de NY, a plongé beaucoup d'entre nous dans le déni, d'autant qu'il s'est agi en même temps d'un suicide personnel et politique qui avait de quoi stupéfier. D'où l'idée d'un complot accrédité par 57% des français.

    3)Le mépris pour les femmes, entre autres de basse condition, a été révélé dans la classe sociale de DSK, c'est-à-dire la grande bourgeoisie, mais, également dans un certain univers de la " gauche ".

    4)La tromperie du PS sur la nature du personnage et sur celle du parti lui-même : le PS a accrédité que DSK pouvait être porteur d'un " programme de gauche ". C'était déjà insupportable, c'est devenu stupéfiant. La déliquescence intellectuelle et politique du PS apparaît au grand jour. Mais il est nécessaire de comprendre qu'une " gauche " dite réformiste et keynésienne n'a plus d'espace politique, déjà depuis longtemps, ce par rapport à quoi le PS a pratiqué le déni.
    Aux yeux d'une quantité de salariés et de citoyens du peuple, il était déjà inqualifiable de nous présenter, comme éventuel représentant de la gauche, le chef de la gendarmerie financière internationale au service du capitalisme : le FMI. L'objectif de ce dernier était d'imposer, sous des formes " gauchistes " avec DSK la " stratégie du choc " dans les pays capitalistes les moins riches en capital productif : Roumanie, Grèce, Islande, Irlande, Portugal, Espagne…. Et si on ajoute ce dernier scandale, on ne peut mieux faire pour couvrir de honte à jamais le parlementarisme

    5)La nature de la justice américaine a été mise en évidence dans cette histoire (dont DSK fait les frais mais là n'est pas la question!!). Avec un procureur uniquement à charge, et une défense qui ne peut agir qu'avec beaucoup d'argent, on a une idée du nombre d'américains condamnés injustement sans pouvoir se défendre. . La justice américaine apparaît comme le prototype de la justice au profit de la seule bourgeoisie, contrairement à ce que toute la presse raconte sur les droits de la défense. Mais dans le cas précis, concernant une présumée tentative de viol, la justice américaine a cependant fait tomber un " grand " de ce monde en quelques heures sous l'accusation d'une jeune femme de ménage noire et musulmane… C'est la contradiction suprême de la situation et de cette justice.

    6)La privatisation des droits de la défense, et la possibilité de casser, de discréditer gravement une accusatrice sont dans les mœurs des USA. DSK et ses avocats ont le droit d'employer des moyens de gangster (se " salir les mains " , disent les journaux…) pour sauver la peau de ce dernier en y mettant le prix… un prix qui fait frémir d'horreur un salarié français au SMIC ! Bref, on voudrait nous prouver qu'un homme peut violer une femme qui aurait menti....
    Une société privée va enquêter sur la femme de chambre, Ophélia, en tentant de lui pourrir la vie…elle, une petite noire musulmane.. Les 4 personnes embauchées par cette société, qui iront jusqu'en Guinée, seront payées chacune 700 euros de l'heure, 8h par jour pendant 1 mois : soit 400 000 à 500 000 dollars.
    Et le PS ne nous disait pas à quel point DSK et sa femme étaient riches (Plus de 30 millions d'euros à eux deux) et représentaient en fait la grande bourgeoisie.
    En outre le pris de son appartement, l'obligation de payer les policiers chargés de DSK, etc etc. Le total dépensé sera proprement ignoble.

    C'est une plongée dans un vrai purin politique, de quoi ternir à jamais la démocratie parlementaire, et ses partis

    Mais la drôlerie vient des commentaires d'un économiste très prisé, Daniel Cohen, relatés dans le Monde du 23-5-11. Il écrit" Les gens attendaient le choc de deux GEANTS, DSK et Sarkozy " ! Cohen ne connaît sans doutes pas bien son histoire pour voir dans ces individus des " géants ". Mais son indigence intellectuelle et sa culture ne sont-elles pas nécessairement misérables ? .

    Sur France Culture il y avait un débat le 21-5-11 après midi, qui portait sur le programme du PS. Il était dit que les deux axes fondamentaux du programme de celui-ci étaient 1) Comment rendre la France plus compétitive (c'est-à-dire comment exploiter encore mieux et plus sévèrement les salariés), et 2) Comment en finir avec le déficit public (c'est-à-dire en langage non codé, comment appliquer avec plus d'efficacité la " stratégie du choc " aux peuples). Cela en dit long !
    Les commentateurs disaient :"le PS est en progrès, il est réaliste, mais son programme est truffé d'à côtés sociaux irréalistes, c'est là que ça ne va plus, sauf si c'est seulement pour se faire élire..."....

    Il se peut que la dite gauche soit en train de s'enfoncer ignoblement dans ce qu'on a nommé " le purin politique ", tout comme la droite. L'alternative sera-t-elle Marine Le Pen et le fascisme ? Ou une déferlante venue du plus profond des peuples, comme dans les pays arabes, en Espagne et en Grèce, de la part des " Indignés " qui réclament le départ de tous ces brigands et croquants en tous genres ?

    (28 Mai 2011)

     

    Le meilleur gestionnaire du capital ? Le PS

    François Hollande prône le déficit Zéro à l'horizon 2017, il se veut plus rigoureux que Sarkozy. Il est pour "la règle d'or": pas de déficit budgétaire, cela en dit long. (voir les articles sur l'endettement public, sur l'euro)

    La lutte contre le déficit public est l'arme de guerre contre les salariés, le petit peuple. Nous doutons que le PS établisse la progressivité de l'impôt, supprime tous les privilèges, augmente l'impôt sur les sociétés, rétablisse les services publics, les postes supprimés.... Nous dontons, vu ce que présente son programme. C'est la compétitivité qui va primer donc les politiques de rigueur. Le PS ne s'est jamais opposé aux mesures prises par DSK au FMI, puisqu'il voulait nous servir DSK comme candidat. Mensonge et turpitude, comme d'habitude, sont à prévoir

    (Le Monde du 25-8-11)


    L'ALLEGEANCE AU CAPITALISME FINANCIER AMERICAIN

    (mis dans la rubrique "euro" en fin d'un article)

    Ce 14 janvier 2012, Standard Poor dégrade la note de la France: celle-ci perd son 3 A !!!! D'un point de vue capitaliste cela signifie que le capital financier US n'a plus confiance dans Sarkozy pour représenter les intérêts de la finance. Il a déjà choisi Hollande ou.......Marine Le Pen, mais en imposant au premier des choix de régression sociale gravissimes et la chute de l'euro, ou en comptant sur la seconde pour en finir avec l'euro et pactiser avec elle comme il avait pactisé avec Hitler de façon souterraine, à travers FORD par exemple, lequel allait devenir l'égérie des keynésiens à travers la théorie du fordisme (les bons salaires aux ouvriers pour qu'ils achètent les voitures produites). Ne l'oublions surtout pas. Ce fut la théorie de la socialdémocratie.

    Ce qui est extraordinaire est la réaction immédiate de Hollande:

    -il prend au sérieux cette dégradation qui lui paraît grave pour la France ! En quelque sorte il la légitime alors qu'il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour savoir qui s'exprime derrière la Standard Poor

    -il en accuse la politique de Sarkozy, alors que c'est bien la dernière chose qu'on puisse lui reprocher. Il avait bien fait son devoir de capitaliste financier en tentant par tous les moyens d'en finir avec tous les acquis sociaux de ce pays ! Hollande lui reproche-t-il de n'avoir pas été assez loin dans ses politiques de rigueur ?? En tous cas son intervention veut dire cela. Ce faisant il se présente, face à la grande bourgeoisie financière française et européenne comme étant son digne représentant, en apportant toute sa validité aux jugements du capital financier US. Un "atlantiste" diraient les médias....

    Pouah !! Quelle saleté !

    Finissons en avec le mot "socialisme". Ce qui fut vrai jadis ne l'est plus aujourd'hui. Le socialisme du PS appartient à la grande bourgeoisie; le socialisme marxiste tel qu'il fut, et est encore avec son acolyte "communisme", dans le monde entier, a appartenu et appartient à un capitalisme d'Etat dictatorial et génocidaire, autant exploiteur et prédateur que son homologue occidental.

     

    L'assassinat des ouvriers sud africains avec la complicité du gouvernement ANC

    (Les Mondes des 18, 21, 23-8-12)

    La société anglaise LONMIN exploite en Afrique du sud du platine (3ème producteur au monde, 80% des réserves mondiales). Emploie 28000 personnes. Deux syndicats existent pour défendre les travailleurs. Le syndicat ANC sous le nom de NUM, et le syndicat contestataire AMCU. Le NUM est ni plus ni moins aujourd'hui un syndicat maison. Son ex secrétaire général, Cyril Ramaphosa, est administrateur de Lonmin.

    Les médias présentent ces deux syndicats comme des syndicats "rivaux" ! Quel beau qualificatif pour expliquer la situation !

    Les ouvriers travaillent 6 jours sur 7, 8h par jour, souvent 9 payées 8. Certains gagnent 580 euros mensuels, mais la moyenne touche 400 euros. Ils vivent dans des cabanes en tôle, pas loin d'un puit, le plus souvent sans électicité. Rien de très différent de l'époque du pouvoir des blancs.

    3000 ouvriers se sont mis en grève à Marikana soutenus par l'AMCU dirigé par Joseph Mathunjwa et exigent 1250 euros pas mois. LONMIN qui refuse a fait intervenir la police qui a tiré dans la foule des ouvriers. 36 morts, des centaines de blessés.

    Le gouvernement ANC se dit catastrophé mais ne soutient pas la revendication des ouvriers.

    LONMIN argumente: la faiblesse du marché de l'automobile a fait chuter de 17% le prix du platine, car cette industrie en est la première utilisatrice pour les pots catalytiques. LONMIN a de plus une grosse dette vis à vis des banques (encore les banques...) : 356 Millions de dollars. Bénéfice 311 millions de dollars pour 2 mds de dollars de CA. LONMIN peut tout à fait rembourser sa dette en éjectant ses actionnaires, mais....

    Le NUM fut autrefois le fer de lance de la lutte des travailleurs contre le régime de l'apartheid, mais Mandela, créateur de l'ANC, a voulu la paix des classes, un compromis avec les bourgeois blancs. C'est réussi. La paix entre les classes veut toujours dire une exploitation acrrue des travailleurs... Ce n'est pas nouveau, ce n'est pas un mystère.

    29-8-12

     

    L'ANGOLA dirigée par le MPLA (marxiste) est un pays riche en pétrole, diamants, fer, gaz, uranium, mais c'est un des pays les plus pauvres au monde: pratiquement pas d'accès à l'eau et à l'électricité....

    (Le Monde des 26 et 27-8-12)

    Dos Santos, dirigeant du MPLA, dirigeant du pays, soutenu jadis par Cuba et l'URSS, a mené une guerre terrible contre l'UNITA financée par l'Af du sud et les USA, de 1975 à 2002. 1 million de morts. Ceci après une guerre de libération nationale de 1961 à 1975 !! Pays ravagé....

    En réalité, il s'agissait de savoir qui profiterait du pétrole et des richesses minières. En plus l'Angola était un fructueux marché d'armes, entre autres pour la France.

    Il s'en suit un verrouillage politique total. Dos Santos, réélu début septembre 2012, travaille aujourd'hui avec les grands de ce monde entre autre avec TOTAL, premier opérateur du pays. La corruption y est effroyable, à la mesure de la misère.

     

     

    AGONIE DE LA GAUCHE

    21 juin 2007

    La gauche et toutes ses composantes, y compris son extrême, sont en train d'agoniser. Ceci est vrai pour la France, mais également pour l'Europe et les USA.
    Aucun projet ou rassemblement antilibéral, ou encore plus antilibéral, n'y feront rien.
    La gauche meurt, entre autres et principalement, pour avoir couvert, accepté, justifié le sionisme. Il ne s'agit rien de moins que d'avoir dit oui au colonialisme et à l'apartheid en Palestine. La forme la plus vicieuse de cette acceptation est passée par la proclamation du bien fondé de deux Etats, sous tous les prétextes théoriques ou historiques divers. Cela a signifié que l'Etat d'Israël avait toute sa place en Palestine et une légitimité (reconnaissance de cet Etat par l'URSS dans l'après guerre).
    Cette voie vicieuse a été très loin en réclamant que le peuple palestinien renonce à revenir dans les frontières de 1947, et en qualifiant d'antisémite tout mouvement politique qui aurait cette revendication. Cette voie a caviardé le principe laïc d'un seul Etat où toutes les composantes de la population pourraient se retrouver dans un vivre ensemble. Ce fut la dégénérescence du principe de la laïcité et ses conséquences dramatiques dans la radicalisation des mouvements politiques religieux vers le sectarisme ; radicalisation tant voulue par l'impérialisme américain, et par suite européen. La gauche a couvert en acceptant la qualification de terroristes ou fondamentalistes, sous des formes diverses et raffinées, pour tous les mouvements politiques religieux arabes. De ce fait, le 11 septembre 2001 a pu être conçu, et ses conséquences acceptées très largement.
    Les conclusions de cela sont claires : aujourd'hui la gauche doit couvrir, dans cette voie, Abbas à la tête du Fatah, qui a toujours collaboré avec Israël, non seulement en recevant des armes de cet Etat mais en travaillant économiquement avec lui. Abbas n'est pas seulement corrompu, il a pillé le bien public palestinien, en témoigne sa superbe villa à Gaza où il vivait somptueusement à côté des palestiniens démunis de tout, en témoigne la garde présidentielle et la police du Fatah travaillant au compte d'Israël et largement honnies par le peuple. La gauche doit couvrir aujourd'hui la restitution de l'argent confisqué par Israël et l'aide internationale au seul Fatah. Elle est en train d'accepter cela…des voix éparses demandant des gouttes d'eau pour Gaza asphyxiée !
    La gauche s'est couverte d'opprobre, elle s'est suicidée, en dénaturant tous ses combats du fait de cette dépravation politique qui l'a fait collaborer avec l'impérialisme.
    Aujourd'hui, sa renaissance internationale ne peut passer que par la proclamation de la nécessité d'en finir avec l'Etat d'Israël, la nécessité du retour dans les frontières de 1947, juifs et arabes réunis dans toutes leurs composantes religieuses et laïques.
    Dans cette situation, il nous faut accorder un large soutien critique au Hamas, au Hezbollah, seuls mouvements de résistance à Israël, les mouvements marxistes ayant failli soit dans le sionisme, soit dans le sectarisme d'une laïcité dévoyée..