MARX AU 21ème SIECLE ?

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    L'ASPECT LIBERATEUR DE LA PENSEE DE MARX .

    Dans l'aspect libérateur, il faut distinguer plusieurs éléments de nature différente, selon nous.

    Il y a d'une part l'espoir donné aux travailleurs et salariés, d'une société plus juste (que Marx projetait dans le communisme) par le combat politique et l'organisation, espoir d'un homme nouveau changé par les structures sociales et économiques, par la science et l'éducation. Ceci résulte directement d'une longue tradition des philosophes des Lumières qui a conduit à la révolution française, avec Robespierre, Condorcet, Babeuf, Godwin (anglais « anarchiste » pétri de culture française), et tant d'autres.

    Marx a apporté dans cette perspective l'idée de l'internationalisme , de la solidarité des travailleurs au-delà des frontières, et surtout, immédiatement, l'encouragement à l'organisation et à la résistance, ayant lui-même fondé l'AIT (Association Internationale des Travailleurs) en 1864.

    D'autre part, il y a ce qui est de l'ordre de l'apport scientifique : c'est la loi de la valeur-travail et la théorie de l'exploitation.

    Sur la question de la loi de la valeur, les économistes anciens et modernes ne considèrent pas en général pas qu'il y ait apport scientifique. La loi de la valeur-travail et l'exploitation relèveraient de la métaphysique (Joan Robinson, Essai sur l'économie de Marx , 1965, Dunod). Joan Robinson, amie de Keynes, ayant animé le courant post-keynésien, a été, sous des dehors progressistes réels, une grande adversaire de ce qui fut fondamental chez Marx et qui doit retenir particulièrement l'attention aujourd'hui. Ce courant a parfois été jusqu'à s'approprier des segments entiers de la pensée de Marx en dénaturant sa pensée. On retrouve cette même négation de la théorie de la valeur travail, ou son rejet avec celui de l'utilitarisme, de la part des intellectuels du courant de la revue MAUSS.

    C'est exactement ce qu'a fait aussi et en même temps un courant de gauche de l'Eglise, par exemple le Père Jean-Yves Calvez (La pensée de Marx , Le Seuil, 1956).

    Il convient donc pour certains de faire disparaître les prémisses de la théorie de la « valeur-travail » chez les classiques anglais. Voici un exemple de cette tentative, dans une préface de 66 pages, écrite par un post keynésien bon teint, C.Schmidt, sur ces prémisses chez Ricardo. Tout un pan des chapitres de Ricardo est tout simplement mis entre parenthèses (C.Schmidt dans la Préface aux «  Principes de l'économie politique … » Ricardo ; Calmann Lévy 1970).Pas un mot n'est dit sur la théorie de la valeur-travail donc Ricardo fut l'un des précurseurs.

    On veut bien accepter beaucoup de choses de Marx sauf les « scories ricardiennes » de la loi de la valeur (M.Aglietta, A.Orléan : La violence de la monnaie , PUF, 1982 p 21). Les néoclassiques qui ont précédé les post-keynésiens ignorent généralement la théorie en question, mais c'est variable. L'autrichien Böhm Bawerk va tenter de démolir la théorie de Marx après l'avoir lu pour partie. Par contre les néoclassiques français ignorent tout de la valeur-travail, comme les anglais du 20ème siècle, tel Keynes lui-même.

    Ce n'est pas qu'un problème d'ordre purement intellectuel. C'est un problème politique. En 1896, à l'Assemblée Nationale, on discute en termes politiques de la validité de la théorie de la valeur-utilité, et de celle de la valeur-travail. Jules Guesdes, le marxiste français (qui a pourtant très peu lu Marx) défend à la tribune les classiques anglais qui ont donné les premiers éléments de la valeur-travail que Marx a achevé, et il fustige la valeur-utilité. Le parlementaire Deschanel lui répondra en défendant cette dernière. Les députés acceptent le débat à la tribune car ils savent que l'enjeu est la constitution on non des partis ouvriers se réclamant de Marx ( débats à l'AN).

    Il faut donc en finir d'abord avec la loi de la valeur-travail, explicative de la valeur, du prix, du salaire, du profit, et de la valeur de la monnaie. Un effort considérable a été fait par tous les courants de l'économie en vue d'expliquer que, dans le capitalisme, d'une part la valeur-travail n'a pas de réalité, et que d'autre part la monnaie n'a pas de valeur. Le capital serait véhiculé par un instrument sans valeur. Cette absurdité a évidemment été reprise par des marxistes.

    Or cette théorie de la valeur travail rend compte du fondement réel du capitalisme. Aujourd'hui, elle rend intelligible la nature de ce qu'on appelle le "libéralisme", pour n'avoir pas à nommer le capitalisme. Le libéralisme n'est pas une excroissance parasitaire du capitalisme, portée par les financiers et les actionnaires, mais la phase capitaliste la plus violente dans l'exploitation des salariés et des paysans de la planète. Cette exploitation est aujourd'hui sans compensation dans le monde capitalisme dit avancé, par comparaison avec les dites "trente glorieuses", soit du fait de la faiblesse internationale d'organisation des salariés et paysans, soit du fait de la collaboration intense des responsables politiques et syndicaux de ces derniers avec le Capital, ou les deux.

    L'exploitation, c'est l'aspect de la théorie de Marx que tous les économistes veulent voir disparaître, ou dont ils voudraient changer la nature en l'amoindrissant . A la rigueur ils veulent bien reconnaître un certain humanisme chez Marx ici ou là, mais ils rejettent tout ce qui de l'ordre de la plus-value, base de l'exploitation.

    Nous nous proposons donc de reprendre tout ceci et d'exposer d'abord les concepts fondamentaux liés à la théorie de Marx parce qu'ils sont oubliés. Et nous nous demanderons à chaque fois en quoi cela nous est éventuellement utile.

    C'est pourquoi, dans l'aspect libérateur, nous revenons à ces concepts fondateurs, donc à ce qui nous paraît être le meilleur de la pensée de Marx, et le plus utile pour comprendre le capitalisme:

    -la distinction économie marchande/éconoimie non marchande

    -la distinction valeurs d'usage/forces productives

    -la théorie de la valeur travail, la plus value, l'exploitation capitaliste.

    -les fondements du capitalisme: la libre concurrence et le salariat

    -l'armée industrielle de réserve.

    -la valeur de la force de travail et la question du salaire

    -Nous aborderons ensuite la monnaie et les prix, dans la perspective finale: quelle monnaie voulons-nous, dans quelle société ? Marx nous a laissé des éléments de compréhension fondamentaux, mais il les a laissés en friche.