MARX AU 21ème SIECLE ?

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    QUE FAIRE ?

    -L'Internationale des travailleurs: urgence !

    -Pétition, lettre ouverte au PS

     

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    Que faire ?

    Deux façons de considérer ce qui peut être fait.

    Procéder à la critique et à la réflexion. Qu'est-ce qui provoque une dérive si effrayante du monde au printemps et à l'été 2015 , sans que cela ne suscite une riposte généralisée des travailleurs et des peuples ? Est-ce par manque de stratégies ? De plateformes revendicatives ? Par manque d'une internationale des peuples ? Ou parce qu'il manque ce fameux parti révolutionnaire capable rationnellement d'entraîner les masses vers des lendemains qui chantent ?

    Nous pensons, nous, qu'il faut d'abord faire le bilan d'un vingtème siècle effroyable, où ce que fut le communisme, comme expérience plus que négative, tient une place tout aussi importante que les ravages provoqués par le nazisme. Oui, nous allons choquer. Peu nous importe.

    Nous reconsidérons cette rubrique et proposons un article, à l'essai, sur ce qui nous entrave au niveau de la pensée et de l'action.

     

    LES CHAPES DE PLOMB QUI PESENT SUR LE MOUVEMENT SOCIAL ET LES MASSES EN GENERAL, NE VIENNENT-ELLES PAS, POUR PARTIE, DES FAUSSES EVIDENCES QUI ONT OBSTRUE LE MOUVEMENT COMMUNISTE DEPUIS TOUJOURS, ET CECI DANS TOUTE SA DIVERSITE ? FAUSSES EVIDENCES DEVERSEES COMME VERITES ….


    Aujourd'hui, le mouvement des masses semble cassé pour engager des combats qui dépasseraient l'injustice du quotidien immédiat. C'est ainsi que l'on voit les foules de Baltimore, émerger de la peur, et manifester pour que la justice soit rendue contre les assassinats de la police blanche contre les noirs. Mais on ne voit pas le salariat américain manifester, dans des grands mouvements, sauf sporadiquement, contre les baisses de salaires, contre la précarité de masse, contre les expulsions, contre les lois liberticides qui visent à supprimer les syndicats, contre le gaz de schiste…..etc
    Plus près de nous, on n'assiste à aucune lame de fond contre l'austérité et le cynisme du gouvernement, contre le chômage.. Seuls des jeunes agissent avec obstination mais de façon marginale contre la mise en coupe réglée de l'environnement, sans parvenir à entraîner de larges masses.. Ce n'est pas le salariat qui se soulève à Milan contre le gaspillage et la corruption, mais des mouvements de jeunes, certes efficaces mais marginaux…
    Cependant on commence à voir (juin 2015) des manifestations de soutien à la Grèce, ou aux réfugiés qui affluent en masse, interdits aux frontières européennes, ou abandonnés de ci de là…
    Mais personne ne semble vouloir partir frontalement à l'assaut d'un gouvernement, celui-ci ou un autre.
    Le pire des spectacles est celui de Hollande se félicitant de la vente du Rafale pour relancer l'économie. Mais si cela en ferait vomir quelques- uns, cela ne fait pas bouger les salariés, si ce n'est, certains, pour se féliciter des emplois que cela va générer.
    Le salariat participe-t-il à la déliquescence des " élites politiques " ? Si Hollande comme Sarkozy ne sont pas aimés des masses, celles- ci seraient-elles passées majoritairement avec armes bagages du côté de l'individualisme, de la confusion politique, du désarroi, du ronronnement entre soi, et pire du racisme ?
    On ne peut répondre oui à ces questions, car on assiste à deux mouvements contradictoires.


    Le premier :
    Le sentiment le plus fort qui étreint les citoyens est celui de s'être fait berner à un degré jamais atteint par ce qu'on appelle abusivement " les élites politiques ". Particulièrement en Europe. Pas seulement par les capitalistes et le patronat, et tous les gouvernements successifs, mais par toutes les organisations politiques et syndicales, par tous les bavardages idéologiques de toutes sortes, toutes les grèves d'un jour entraînant un repliement sur soi gigantesque.
    Les organisations marxistes, sont inclues dans cette désillusion. Et elles n'ont fait aucun bilan sérieux de cela. Elles continuent étrangement à nous servir les mêmes boniments. Elles ne comprennent pas ce qui obstrue leur implantation dans les masses, et ce qui atteint si fort le moral des citoyens.
    Leur pénétration dans le mouvement social reste marginale et minoritaire. Parfois lors d'un vote s'exprime une flambée de sympathie, mais c'est souvent un feu de paille.
    Question : le marxisme n'a -t-il plus vocation à imprégner les masses ? En réalité a-t-il jamais réellement imprégné les masses ? Il a soulevé la sympathie à des degrés divers mais jamais les idées, mais surtout les perspectives marxistes ne sont devenues majoritaires dans les masses.
    La révolution sociale de février 1917 en Russie était minoritairement influencée par les communistes. Par contre les menchéviks, les socialistes révolutionnaires, les anarchistes influençaient majoritairement les citoyens. Les idées socialistes générales de partage juste de la terre, de contrôle ouvrier sur les entreprises, de liberté, de justice sociale, la nécessaire fin de la guerre, enflammaient les esprits.
    Les bolchéviks, qui avaient une théorie du pouvoir, ont pris le pouvoir par les armes et par surprise et sont restés pourtant.. ultra minoritaires en tant que marxistes. Ils le sont restés dans la Constituante après leur prise du pouvoir.
    C'est le parti unique qui a " donné " la majorité au marxisme soviétique.
    En France le PCF n'a jamais brillé par son marxisme. Il a eu le vent en poupe, suite aux illusions semées par une fausse image de l'URSS, comme représentant le pays de la justice.


    Le deuxième mouvement :
    Le sentiment d'avoir été berné n'induit pas forcément le désir de ne plus lutter. Les citoyens restent épris de justice, sur le " qui- vive ", mais sont méfiants.
    Si le marxisme soviétique n'a plus aucune place dans les mouvements populaires et si le communisme ne représente aujourd'hui aucun espoir, par contre de nouvelles attitudes se sont faits jour autour du désir de justice. Le mouvement " des indignés " a remis à l'ordre du jour des luttes pour des transformations sociales et des réformes immédiates, des contestations efficaces des orientations libérales actuelles dévastatrices. Ce mouvement ne réclame pas la révolution mais des changements urgents pour la survie des gens, et s'inscrit dans le mouvement électoral. Ainsi le mouvement de Tsipras a gagné les élections en Grèce, et, quelles que soient ses hésitations, tient tête à l'Europe et au FMI. Le mouvement Podemos en Espagne vient de gagner deux mairies, à Barcelone et à Madrid, en bousculant la droite et la gauche traditionnelle.
    En conséquence, les communistes n'ont plus vocation à être majoritaire. D'ailleurs Marx, au moment où il a écrit " le Manifeste communiste ", en 1848, a dit nettement que les communistes n'avaient pas d'intérêts distincts de ceux de la masse des ouvriers et salariés, et que, de ce point de vue, un parti communiste n'était pas justifié. Pour contredire ceci, les staliniens se sont empressés de donner comme titre au " Manifeste " : " Manifeste du parti communiste ", et tous les " révolutionnaires " ont repris cette absurdité à leur compte.
    Pour nous ce point est capital. Les communistes peuvent toujours défendre leur point de vue dans un rassemblement de masse mais seront nécessairement minoritaires.
    Marx, conscient de ce fait, a appelé à la constitution de l'AIT, association internationale des travailleurs en 1864.
    Lénine, fou de pouvoir, a appelé contradictoirement en 1915 à la Troisième internationale " communiste" , excluant par là-même une internationale des salariés et des peuples qui ne seraient pas communistes. On n'a jamais réfléchi à la signification de cet appel.
    Reconnaître ce que Marx reconnaissait en 1848, changerait beaucoup de choses.
    Ce serait enfin comprendre que la révolution sociale, si elle doit se faire, se fera avec toutes les composantes du mouvement social, dont peut-être des communistes, sans que ceux-ci en soient les dirigeants. Cela signifie, et là c'est en contradiction avec ce que Marx pensait profondément, que la société issue d'une révolution sociale est nécessairement indéterminée, à construire, pas nécessairement communiste ( Et ceci d'autant moins que le communisme dans le monde a été, et est toujours, une pure monstruosité). . Et elle subira des fluctuations en tous genres, des reculs, des avancées, des chutes…. Il n'est que de regarder le Maghreb et le Moyen Orient…. La Russie, le Mexique, la France…
    Il faut tirer les leçons de cela.


    On peut dresser un schéma de ce qui empêche d'avancer aujourd'hui.

    1)L'interdit du réformisme, venu du mouvement communiste, reste présent dans la mémoire des salariés . Pourtant, promouvoir une lutte pour un réformisme révolutionnaire est une nécessité.

    Alors que Marx recommandait de participer au parlementarisme bourgeois, sans en exagérer la portée, car il valait mieux avoir un peu que rien, deux orientations ont prévalu au 19ème siècle, qui nous paraissent aussi fausses l'une que l'autre. D'une part celle de Jules Guesde et des communistes : tout miser sur le vote. D'autre part celle du refus total du parlementarisme ou du refus de la lutte en vue d'acquérir une position ou une réforme au profit des salariés, au motif que c'est illusoire, et que la lutte pour la révolution doit tout primer.
    Contre cela, Jaurès représentait la voie du réformisme révolutionnaire.. Profiter de toutes les occasions, sans sectarisme, pour gagner des positions, et des avancées.
    La position du refus de tout parlementarisme aboutit à s'impuissanter, en faisant croire qu'il est impossible d'obtenir quoi que ce soit tant que la révolution n'est pas faite.
    Nous avons connu en Europe de l'Ouest les communistes staliniens qui faisaient alliance avec la bourgeoisie, et à l'inverse les positions sectaires les pires s'exprimant dans " nous ne sommes pas comptables de gagner un combat, mais seulement de la construction du parti pour faire la révolution… "
    Ces deux positions se rejoignent. Derrière la collaboration ou les mots gauchistes, il y a le désir que rien ne change, et il y a la méconnaissance de ce que les rapports de forces peuvent apporter provisoirement et qu'il faudra protéger. La division dans le mouvement social ne porte pas sur l'essentiel, et cache objectivement les vrais problèmes.
    On peut conquérir des positions dans le monde tel qu'il est, positions certes précaires, mais tout est précaire par définition. Donc il faut se positionner en vue de gagner.

    2 Le bienfondé de la grande industrie et de l'industrialisme est à réfuter.


    Il est nécessaire d'en faire une critique radicale.
    Marx à l'époque où il fut imprégné par les idées Saint-Simoniennes avait adopté la grande industrie comme fondement du communisme futur. C'était une idée typique du 19ème siècle. La science et ses techniques, comme l'industrie, étaient déclarées neutres, elles étaient nécessairement " progressives ", tandis que le " communisme " verrait l'apogée de l'accroissement des forces productives (voir notre site sur la définition de cette notion et les controverses).
    Mais Marx laisse aussi des pages sur ce qu'est l'industrie comme système dictatorial et militaire d'extraction de la plus-value au profit de la toute-puissance du Capital.
    Cependant, fondamentalement il haïssait la petite production (sinon, il se serait entendu avec Bakounine), il haïssait le recours aux savoirs ancestraux accumulés, et tout ce qui est de l'ordre de l'autosuffisance, et d'un commerce uniquement fondé sur les besoins humains et la solidarité internationale sur ces bases.
    Il n'aimait pas l'auto-organisation même s'il a été amené à la soutenir dans l'AIT, il aimait la centralisation étatique par-dessus tout. C'était une position du 19ème qui doit être mise en question. Ce n'était pas celle de Bakounine.
    Lénine et Trotsky reprendront cette position en la poussant à l'extrême. Au 9ème congrès du PCUS en 1920, Lénine reprend la proposition d'une industrie organisée comme une gigantesque armée sous le contrôle d'un seul : le chef. Il donne comme objectif de dépasser l'économie capitaliste et de faire mieux dans tous les domaines, mais avec les mêmes critères.
    On trouvera quelques organisations, se réclamant du marxisme, susceptibles d'accepter une partie de cette critique, et de mettre en question l'industrialisme autoritaire, mais ce n'est souvent que poudre aux yeux. La question du libre-échange, traitée ci-dessous, montre que toutes les organisations se réclamant du marxisme, 1) se fondent sur le commerce international tel qu'il existe et de sa liberté d'action, 2) sur fondent sur le commerce libre des métaux rares et des matières premières, 3) sur la mondialisation, c'est-à-dire de la libre circulation des capitaux , 4)sur le progrès technique tel qu'il existe et par suite la compétitivité, et 5)se prononcent contre le protectionnisme, au motif que ce serait faire le jeu de la bourgeoisie nationale… ; Mieux vaut faire le jeu de grandes multinationales alors ?…. Ce positionnement fait plus que supposer qu'il ne peut jamais y avoir un pouvoir à la base qui déciderait de la nature d'un commerce contrôlé par les citoyens.
    La seule question qui est posée marginalement aujourd'hui est celle de la légitimité de l'industrie du nucléaire, non pas parce qu'elle constitue le comble en matière d'organisation despotique au service de la croissance du capital, mais parce qu'elle est dangereuse, et qu'elle peut mettre à mal l'environnement de façon irréversible. Et dans la défense du nucléaire, on trouve quantité de groupes se réclamant du marxisme qui se placent délibérément en faveur des centrales nucléaires, c'est à dire en faveur de la croissance des " forces productives ". Les organisations marxistes traditionnelles sont majoritairement toutes pour le nucléaire.
    Aucune contestation n'existe aujourd'hui, chez les marxistes, concernant l'industrie d'armement, l'industrie automobile telle qu'elle existe, l'industrie pétrolière, les industries extractives, l'industrie chimique…. On conteste le gaz schiste pour le mal fait à l'environnement et à l'eau, mais pas en termes de production d'énergie. La question de l'énergie de demain n'est pas posée par les marxistes.
    Pas plus que n'est posée de façon sérieuse la question de l'industrie agro-alimentaire et de l'industrialisation de l'agriculture.
    Seuls les écologistes, avec toutes leurs contradictions, ont posé clairement un certain nombre de problèmes concernant ce qui précède. Les marxistes, non.

    3)L'exigence criminelle du " libre échange " par Marx et par les grandes multinationales, doit être rejetée.


    Comme précédemment, on trouve des marxistes qui défendent le libre-échange en se référant à Marx.
    Marx avait proclamé contre l'économiste allemand List qu'il était libre-échangiste révolutionnaire. Il en attendait un tel désordre social que la révolution était nécessairement au bout du libre- échange. Il n'attendait en réalité rien des masses dans ce cas de figure, mais tout du chaos économique et social, alors qu'il disait par ailleurs que seules les masses feraient la révolution….
    C'est comme si nous disions aujourd'hui que de la barbarie sortira nécessairement la révolution….. Autrement dit, la révolution ne sera pas l'affaire des masses !.Castoriadis a déjà épinglé les écrits de Marx sur ce terrain...
    Marx semblait n'avoir rien vu de ce qui se passait sous ses yeux en Inde. L'intervention de la GB en au 19ème qui a ravagé ce pays, a détruit tout l'artisanat textile florissant qui fonctionnait avec des métiers à tisser à bras, en a fait un déversoir de ses produits textiles issus de métiers mécaniques, a bouleversé l'agriculture en remplaçant largement le riz par le coton, a crée des famines terribles dans ce pays dès la fin du 18ème siècle jusqu'à la fin du 19ème… Marx avait vu dans l'intervention de la GB en Inde le début de l'industrialisation qui ferait sortir ce pays de " l'archaïsme ", discours encore d'actualité hélas…
    Cette analyse aveugle et fausse, et jugée comme telle par certains révolutionnaires sympathisants marxistes du Tiers monde, a été rejetée par les faits. Du coup ils se sont tournés vers d'autres orientations ou vers la religion (par ex le Hezbollah qui a repoussé cette analyse sur l'Inde comme étant incompatible avec des pays agraires et artisanaux…sauf que l'islam politique a fait pire..).
    Le libre échangisme, qui constitue le discours du grand capital, méprise totalement le tiers monde et les pays sous tutelle des puissants, rejette toutes les revendications nationales à l'autonomie, l'indépendance, l'autosuffisance, le libre choix des productions et de l'organisation économique.
    Cette question du libre- échange est la pierre d'achoppement principale dans le débat sur l'avenir des relations avec les pays du Tiers monde. C'est l'une des raisons pour lesquelles il n'y a aucune proposition sérieuse avancée face au génocide qui ne dit pas son nom concernant les milliers de migrants qui tentent de déferler en Europe et se noient pour partie dans la méditerranée.
    Les marxistes ne se positionnent pas pour que les grands de ce monde soient expropriés des terres du Tiers monde, soient " dégagés " de toutes les industries extractives, versent des sommes très importantes de dédommagement pour reconstruire l'industrie agricole traditionnelle de ces pays, et cessent définitivement d'y envoyer leurs productions agricoles industrielles.
    Les marxistes n'appellent pas les peuples des pays du Tiers monde à prendre en charge ce type de problèmes pour mettre dehors les multinationales qui pillent leur pays. Or c'est possible. Populariser des mouvements qui se sont produits contre les multinationales en présentant des alternatives, c'est possible. Mais cela nécessite de renoncer à bien des discours…
    On a vu les bolivariens des favelas de La Paz mettre dehors " Suez-Lyonnaise des eaux " en 2003 en faisant tomber le gouvernement. Suez est partie sans demander son reste.
    En 2006 le gouvernement argentin a voulu faire de même contre Suez, dans les normes de la correction capitaliste, en dehors d'un mouvement de masse. Suez lui rend la pareille en exigeant un dédommagement qui doit tondre l'Argentine…

    4)Le refus de voir comment les bolcheviks ont anéanti les soviets doit faire l'objet d'une analyse sérieuse.


    Le rejet des soviets, leur absorption dans un système bureaucratique centralisé par les bolchéviks, ne fut en fait que la conséquence d'un grave désaccord entre les masses organisées dans les soviets et les bolchéviks. Quand Lénine expose ses désaccords avec les soviets dans ses écrits, il n'en est pas fait état. Il est évident que dans l'esprit de Lénine, les choses étaient très claires : c'était le parti ou les soviets !
    En aucune manière les bolchéviks n'auraient pu accepter des décisions contraires aux choix politiques industriels décrits ci-dessus dans les soviets.. Il fallait donc tarir toute expression libre dans les soviets dans lesquels les bolchéviks n'avaient pas la majorité, ou bien il fallait bolchévisé les soviets, ce qui fut fait, ce que Broué ne réfute pas dans son livre " Le parti bolchévique " dans le chapitre " la bolchévisation des soviets ".
    En Russie les soviets de 1905 et de février 1917 étaient constitués de l'ensemble du peuple, et pas simplement des ouvriers ; et de l'ensemble des courants politiques existants. Cette situation était inacceptable pour les bolchéviks qui ne voulaient que des ouvriers, contrôlés par eux.
    Rappelons qu'à l'arrivée au pouvoir des bolcheviks, les usines occupées ont dû être évacuées, au motif que le " prolétariat " était organisé centralement ; et que chaque usine ne devait appliquer que des décisions centrales de l'Etat…
    Les communistes, où qu'ils fussent, n'ont jamais appelé à la constitution de soviets libres. Ce fut leur désaccord de fond avec les anarchistes d'Ukraine et avec Makhno.
    Le pouvoir à la base est tellement contraire à un pouvoir centralisé, que là où il se produit spontanément, il est vilipendé traditionnellement par les marxistes, et par toutes les composantes du mouvement ouvrier, sauf ça et là, par exception.
    En France le mouvement pour LIP, ou pour la défense du LARZAC a suscité un grand enthousiasme populaire, mais un intérêt très marginal, ou très tardif par certaines organisations se réclamant du marxisme. Celles-ci n'ayant en rien tiré les conclusions essentielles de ces mouvements. Ceux-ci ont été rejetés par les plus sectaires.

    5)La théorisation despotique sur l'unité obligée entre la pratique et la théorie doit être rejetée comme étant fausse et sectaire. La rationalité en question.


    C'est la pratique et l'expérience qui doivent s'imposer, c'est-à-dire la volonté des travailleurs et des peuples. Laquelle nous est largement inconnue.
    Aucune théorie ne peut prétendre forcer le cours de choses, dire la vérité, au nom d'une prétendue science.
    Ce qui a donné au marxisme sa notoriété, c'est sa capacité à départager les choix et les actions en termes de classe, et à analyser le capitalisme. Ce travail, celui de Marx, a relevé d'une méthode scientifique, c'est tout.
    Mais le marxisme n'est pas une science de l'histoire. Il ne dicte pas ce que le mouvement de l'histoire doit être. Marx, pour contrer cette idée, a prétendu que l'histoire avait un sens et qu'il revenait à la science de le découvrir. Les choix personnels de Marx en matière d'avenir ne sont pas issus de résultats scientifiques.
    Aucune spéculation ne peut dire ce que sera l'avenir. La société communiste est une pure spéculation dont on voit ce qu'elle a donné.
    Il y avait chez Marx, le génie de l'analyse, mais aussi un messianisme religieux que les dictateurs se sont empressés de transformer en résultat scientifique obligé.
    Le capitalisme se voulait rationnel dans la pensée économique du 19ème, d'où la création artificielle de " l'homo economicus " à la base de la dite rationalité du système. Le marxisme a voulu créer une théorie également rationnelle capable d'emmener les masses à la révolution. Le parti bolchevik s'est emparé de cette rationalité et a prétendu fixer lui-même la façon dont la révolution devait se produire. Heureusement pour les masses, la révolution ne se laisse pas traiter d'une façon rationnelle. Mais hélas la rationalité a donné naissance partout à des régimes despotiques féroces au nom de la science dite prolétarienne.
    La façon dont la révolution se produira ou non émergera sans conteste des conditions économiques et sociales insupportables, mais quand ? Comment ? A propos de quoi ?
    Les masses, dûment averties, dans leur inconscient collectif, de la dangerosité d'une révolution confisquée par des hommes de pouvoir, semblent préférer prendre leur temps, aller à petits pas, et faire confiance à de petites conquêtes démocratiques qui leur permettent de faire face, en attendant…

    Tant que les marxistes ne poseront pas ces problèmes sur la table (et d'autres), ils continueront de s'exclure largement du mouvement des masses. Et pire, ils continueront de le retarder, de le tirer en arrière, de l'aliéner, de châtrer une culture de la critique pourtant si nécessaire
    Car l'épisode historique qui va de 1917 à 1989, et encore après, en Russie, relève d'une catastrophe historique.


    AMC (premier jet le 30-4-15, réécrit le 18-6-15)

     

    Voir la rubrique "Internationale des travailleurs".

    Dans la perspective de conseils citoyens, lire ci-après quelques propositions.

    mars 2015

    Exproprier les laboratoires pharmaceutiques et les mettre sous tutelle de commissions citoyennes (médecins, professionnels de la santé publique, chercheurs indépendants, salariés, usagers……)


    Il faut enlever d'urgence la santé publique des mains des PDG, des profiteurs, des corrompus, de la sécurité sociale telle qu'elle est, des mutuelles, de l'Etat corrompu…


    Notre principe : prendre un problème concret et voir comment on peut tenter de le résoudre, en dehors de toute idéologie, en faisant appel à ce qui est nécessaire du point de vue des besoins humains et de la justice. Ceci en faisant appel aux citoyens, et en dehors de toute tentation de dictature. On s'apercevra alors que des milliers de gens ont déjà réfléchi dans le même sens que nous. Il restera à fédérer les initiatives.


    Les salaires versés aux PDG des laboratoires pharmaceutiques devraient faire blêmir de honte, de colère, tout élu traditionnel un tantinet honnête… Or où sont les manifestations de l'opposition à cette imposture que constituent ces salaires ? On attend en vain quelques réactions. Ségolène Royal a simplement dit du bout des lèvres, pour dire quelque chose, " Un peu de décence notamment de la part de laboratoires qui vivent de la sécurité sociale ". Pitoyable.
    Le bonus annoncé pour le nouveau PDG de SANOFI pour sa venue, 2 millions d'euros de suite, et 2 millions encore en janvier 2016 + comme cadeau 66000 actions gratuites d'une valeur de 6 millions d'euros au cours actuel.
    Ce monsieur, Olivier Brandicourt, touchera un salaire minimum de 1,2 millions d'euros et un versement d'un bonus de 3 à 4,2 millions d'euros + 45000 actions gratuites, et 220 000 Stock options… Rien que cela !!! Diplômé de biologie en maladies infectieuses et tropicales, il s'occupera de faire promouvoir des médicaments contre le cancer, car les cancers générés par notre société sont un marché exceptionnel et vont générer des profits miraculeux… tandis que les maladies infectieuses ne rapportent rien. Donc tirons un trait sur celles-ci.
    Que peut-il faire de cet argent, c'est la question que peut se poser tout smicard, peut-être s'acheter des montures de lunettes à 1000 euros et des souliers à 20000 euros la paire, mieux que Roland Dumas en tous cas… et encore ??
    La valeur d'usage de cet individu en termes de services rendus à la société ? NULLE. Il serait plus utile de le voir balayer les rues et réparer la voierie.


    Comment s'y prendre pour jeter ces gens et ses congénères à la rue ?
    Quelques suggestions :

    Ce sont les prix des médicaments qui rendent les labos richissimes.
    Il faudrait donc baisser le prix des médicaments et les mettre à leur prix de revient, refuser par ex les prix du type traitement de l'hépatite C (une honte !), de ceux de la prévention et du traitement du sida tout aussi chers….dans un premier temps ; puis trier les médicaments, les bons et les mauvais, les utiles et les inutiles, pour cela faire appel à des spécialistes honnêtes, et faire rembourser correctement
    Ce n'est pas la sécurité sociale corrompue qui va faire cela, ni le ministère de la santé tout aussi corrompu, ce ne peut être qu'une commission de citoyens élus : médecins, professionnels de santé, chercheurs, salariés , usagers : tous élus. Ce n'est pas une mince affaire.

    Un prix de revient des médicaments ?
    Comment le calculer ? Une direction collégiale démocratique des centres de recherche peut faire des propositions collectivement. Elimination des structures privées. Salaires des chercheurs n'excédant pas 5000 euros mensuels, salaires de salariés qui leur sont attachés n'excédant pas 2000 euros mensuels, une enveloppe financière pour l'entretien des bâtiments, les matières premières, les appareils de recherche, la fabrication. La distribution peut continuer dans des pharmacies populaires sans profit. Elimination de tout profit. Gestion au prix de revient + investissements à prévoir.


    Une sécurité sociale épurée qui devrait à terme s'approprier toutes les mutuelles : tous les patrons dehors, toutes les directions syndicales dehors, l'Etat dehors. Une direction collégiale de citoyens élus et contrôlés gèrera. Livres de comptes ouverts à tous : recettes et dépenses, mises en évidence de toutes les corruptions..
    Le problème des recettes est gigantesque et sera résolu au fur et à mesure.


    Comment obtenir cela ?
    Qui va prendre cette initiative ? Des volontaires. Leur activité sera validée ou non ensuite par tous ceux qui s'impliqueront.
    -Mettre le problème sur la table (internet, presse, tracts, meetings…)
    -Obliger les élus traditionnels à le prendre en compte par voie de pétition dans un premier temps, puis délégations, puis mises en cause de leur existence s'ils n'obtempèrent pas.
    Appeler à, et organiser des Assemblées citoyennes pour créer les fameuses commissions d'élus (les vrais élus face aux traditionnels qu'on peut laisser en place dans un premier temps) qui remplaceront les PDG actuels.. La question des médecins sera donc immédiatement posée. On ne peut résoudre la question facilement et par voie d'autorité ; on ira tout naturellement vers l' interdiction des honoraires illégaux et des dessous de table, quand le problème des labos sera en voie de résolution…Faire appel au serment d'Hippocrate.
    L'expropriation sans indemnité des labos et de leurs PDG coulera de source, l'essentiel sera de vérifier qu'il n'y a pas de sabotage en s'appuyant sur les chercheurs intègres.
    La question des hôpitaux se posera, mais commençons par les médicaments et les laboratoires. C'est là que le scandale est le plus grand.
    AMC 28-2-15

     

     

    Février 2011

    Face à ce qui se passe au Maghreb et au Moyen Orient, la question est posée du "Que faire" face au chômage de ces pays. Nous avons toujours répondu qu'il fallait revenir au protectionnisme dans chaque pays, ce qui signifie "des échanges commerçiaux choisis", et à la petite production dans tous les domaines, en combinant ce qui est bon dans la technologie actuelle et les technologies traditionnelles. J'exclus totalement l'électronique, sauf dans l'informatique. L'électronique a permis au capitalisme d'éliminer la majorité des réparations dans l'électroménager, dans l'automobile.... etc
    Et puis supression des banques et de la bourse. Banques sous contrôle populaire avec prêts à 1%.

    Seul le petit peuple, les jeunes peuvent imposer cela, dans ce qui serait la phase ultime et fondamentale de la révolution sociale, après le vidage des despotes et la rupture totale avec l'impérialisme occidental. Les femmes y joueront un rôle éminent.

    Pour cela la religion doit retourner dans les foyers, quitter les assemblées populaires (mais cela semble déjà fait), tandis que les marxistes traditionnels devront rejoindre leur grenier.

     

     

    Octobre 2010

    "A bas la démocratie représentative. Constituons nos comités, nos assemblées pour imposer la démocratie directe. A bas le salariat. Tous à l'Elysée et devant le parlement, pour faire taire les voyous et leur imposer le retrait de toutes leurs décisions meutrières".

    Face à la comédie et aux tergiversations des directions syndicales et des partis dits de gauche et de leur extrême, proclamons que les masses populaires n'ont besoin de personne pour dire quels sont leurs besoins... il est juste nécessaire de leur redonner confiance en elles

    Nous leur disons simplement: la voie à suivre est dans l'union de tous les peuples, leurs actions communes, leur libre circulation, et dans la construction d'organes démocratiques de base contrôlées par elles.

    12-10-10

     

    (texte provisoire)

    A notre avis, il faut en finir avec l'idée que pour changer la société, il faut avoir le bon programme à imposer par voie parlementaire; et qu'il convient de se battre programme contre programme par l'intermédiaire de députés sur lesquels il n'y a aucun contrôle; outre la démobilisation que cela suppose de la part des citoyens.

    Selon nous cette attitude consiste à ne faire que de l'idéologie, et c'est comme cela que l'on contribue à diviser les citoyens entre eux et à les dégoûter de la politique.

    En réalité, il faut orienter les citoyens dans des activités revendicatives ou de défense, qui intéressent les citoyens, qui les concernent directement et qui les orientent vers le contrôle de la production et de la distribution des biens et services. Puisque le but est de faire ressurgir des assemblées populaires où le peuple puisse se saisir des problèmes qui sont les siens. Nous disons bien "assemblées populaires" et non pas de façon restrictive "conseils ouvriers", ou même "conseils ouvriers et paysans", même si les "conseils" qui ont surgi en Russie en 1905, la première fois, ont donné l'exemple de la démocratie à la base: c'est à dire: définition des objectifs, et réalisation immédiate de ces objectifs.

    Ajoutons que ces "conseils", nés spontanément, en dehors des partis politiques, confirment totalement, à n'en pas douter, le point de vue des anarchistes, sur la capacité du peuple à se saisir de ses propres affaires.. Constatons que tout a été fait, dans le mouvement ouvrier lui-même, pour que s'éteigne ce besoin !

    Toutes les occasions doivent être bonnes pour créer ici et là des comités de défense, des associations démocratiques, des comités de quartier... qui agissent réellement.

    - 1) La toute première question dont on doit se saisir est la LIBRE CIRCULATION DES HOMMES ( et dans le même temps, le refus de la libre circulation du capital et pour un contrôle de la circulation des marchandises). L'expression concrète de cela est l'aide inconditionnelle, ouverte, aux sans papiers, aux travailleurs étrangers. Par cette voie, on tentera de restaurer l'internationalisme entre les peuples; mais cela peut passer aussi par l'internationalisme entre salariés.

    Ceci n'est pas une question idéologique, c'est certes une question d'humanité et de morale, mais aussi d'organisation de solidarité essentielle contre les puissants, ainsi que le refus de chercher le bouc émissaire dans autrui.

    En clair il s'agit de savoir très exactement où se situe la cause des maux dont souffrent les humains: chez le voisin, chez l'autre, chez l'étranger ou au niveau de ceux qui possèdent tous les moyens de production ?

     

    -2) La deuxième question concerne les moyens de vivre, c'est à dire L'EMPLOI, qu'il s'agise de travail salarié, de travail individuel, ou de travail artisanal, ou de travail occasionnel ou de toute occupation permettant aux individus de vivre. Rappelons que pour les grandes autorités capitalistes l'emploi n'est qu'une "variable d'ajustement" (!!!). On pourrait gloser longtemps sur ce que signfie cette expression méprisante, équivalente aux "dommages collatéraux" (morts de civils) dans les guerres.

    Des entreprises ferment en masse pour des raisons de concurrence, de compétition, de rentabilité et jettent à la rue leurs salariés, pour pouvoir réembaucher avec des salaires très bas !! Les salariés doivent considérer que les entreprises leur appartiennent, ils doivent les occuper, et en appeler à toute la population pour garder l'entreprise contre les dits propriétaires du capital, contre la police, contre les tribunaux bourgeois, contre le Préfet... pour tenir les piquets de grève, nourrir les salariés qui occupent. Les syndicats sont unanimement contre cette perspective. Il convient de les booster dehors, sans les dénoncer obligatoirement mais simplement en faisant des tracts pour l'occupation et l'appel à la population. L'exemple de l'Argentine de 2001-2002 doit nous servir !! Cet exemple n'a pas été popularisé par les partis et syndicats, ce n'est pas pour rien, il faut y revenir.

    Dans ces circonstances, il faut également en appeler aux élus des Mairies, aux députés : "On a voté pour vous, vous devez être là, avec nous..";

    On peut également appeler à occuper les grandes surfaces pour nourrir les gens.

     

    De la même façon, On pourrait exiger que tout individu puisse travailler librement sans être accablé d'impôts et de taxes, et que le scandaleux statut des artisans soit abandonné. La création de "l'auto-entrepreneur" pourrait sembler être un progrès mais malheureusement la TVA de 19% leur est applicable ce qui est une bonne affaire pour l'Etat et une mauvaise pour les particuliers. Il faute en finir avec les obstacles contre le travail libre. Les citoyens doivent réfléchir à des modifications de la loi qui permettent à tout un chacun de créer leur propre emploi.

     

    -3) On peut dire la même chose sur le DROIT AU LOGEMENT, sur le DROIT de SQUATTER pour se loger, sur LE CONTROLE DES PRIX, sur le CONTROLE DES MARCHANDISES JETEES tous les jours par les grandes surfaces, sur LE DROIT A GARDER SON LOGEMENT contre l'impossibilité de rembourser les crédits par suite du chômage, le DROIT A SAVOIR CE QU'ON MANGE (contrôle de la production), le DROIT A LA PRESERVATION DE LA NATURE (des abeilles entre autres.....) etc etc...

    Des COMITES DE CITOYENS peuvent se constituer, sans référence aux opinions des intéressés, sans interférence avec les partis politiques, sur la seule question de la défense du droit pour tous à vivre dignement. Ces Comités peuvent aller en délégation auprès des élus, des offices HLM, des grandes surfaces, des banques (faire retirer les plaintes), de tous les organismes en cause dans ces problèmes... Il ne faut pas hésiter à aller chercher les hommes politiques et à leur dire "Vous avez écrit ça dans votre programme, mettez le concrètement en application, vous serez en tête de manif pour nous protéger, mais c'est nous qui négocierons..."

    xxxxxxxxxxxxxxx

    Aller vers des Assemblées populaires, est-ce suffisant pour changer la société, en finir avec le capitalisme ?? Certainement pas. Nous ne récusons pas le principe des partis politiques qui ont pour objectif d'analyser et d'expliquer (ce qu'ils ne font pas), de faire valoir des choix de société, surtout si l'on admet que le parlementarisme puisse subsister un certain temps avec des assemblées populaires, ces dernières contrôlant des parlementaires désormais MANDATES Aujourd'hui le droit constitutionnel français récuse le "mandat impératif" au motif que le député doit être libre.. Cette récusation est l'une des raisons de la corruption favorisée par la démocratie représentative.

    De toutes façons nous sommes pour la liberté d'organisation la plus totale. La démocratie ne se propose pas d'éliminer les conflits mais de les gérer intelligemment et pacifiquement si possible, et de refuser de les traiter comme conflits interethniques, ou interreligieux, car ce sont des conflits de classes la plupart du temps.

    Faut-il se donner pour objectif de créer un parti du prolétariat comme à l'époque de Marx ? Oui si l'on pense, comme lui, que c'est le prolétariat (très minoritaire aujourd'hui) qui doit prendre le pouvoir. Non, si l'on pense que c'est le peuple qui doit prendre le pouvoir, dans toutes ses composantes, mais non pas sur la base des programmes idéologiques de partis, mais sur celle de ce qui est nécessaire aux besoins de la majorité des gens. Le vote pour élire des délégués dans des assemblées populaires doit constituer la priorité; délégués élus et révocables, comme indiqué par la Commune de Paris.

    Dans les organes du pouvoir futur, on doit retrouver des députés élus sur mandat impératif, et des délégués des assemblées populaires élus et révocables.

    Mais la discussion est ouverte sur tout ces points.

     

    août 2009

     

    Revendications

    (ceci n'est pas un programme de député)

    Monsieur le 1° Ministre nous dit qu'il faut en finir avec ce "capitalisme dévoyé" ! Or au nom du capitalisme dévoyé, le 1° Ministre, le Président de la République, trouvent des milliards d'euros pour venir au secours des banques, mais sans rien prévoir pour les citoyens; nous exigeons ce qui suit et nous rendrons public:

    -Le trou de la sécu doit être comblé dans les plus brefs délais par les finances qui sont dévolues au Sénat, à la garde princière de Sarkosy, en rognant les salaires des ministres et députés, en supprimant leurs multiples retraites..

    -les quartiers de banlieues laissés pour compte doivent de suite trouver les fonds pour la rénovation des bâtiments, la construction de logements, la création de nouvelles écoles, de bibliothèques et de tout ce qui sera demandé par les citoyens de ces cités

    -la construction des logements nécessaires pour loger tous les sans logis doit se concrétiser de suite

    -Le gouvernement doit prononcer : l'annulation de la dette des classes sociales pauvres, la restitution des logements quand il y a eu expropriation, la couverture des crédits pour les biens de première nécessité, l' embauche des salariés licenciés dans le secteur social...

    -l'abrogation du bouclier fiscal doit être prononcé avec effet rétroactif

    -La restitution de tous les parachutes dorés et leur versement dans un fond d'aide au logement, l'interdiction des niches fiscales, des avantages fiscaux pour les riches

    -l'interdiction des taux d'intérêt variables dans les crédits alloués, l'interdiction des crédits "révolving" dans les grandes surfaces.

    -l'interdiction des paradis fiscaux

    -le retour au contrôle des capitaux dans chaque pays

    -l'Interdiction de la création monétaire par l'Etat pour renflouer les banques, mais la ponction sur l'argent des riches doit devenir la règle

    -La destruction pure et simple des crédits pourris (subprimes) et des titrisations (titres concoctés pour cacher des crédits pourris): refus de leur rachat.

    -Refus du renflouement des banques avec l'argent public; restitution de cet argent. Seuls les riches doivent payer, à l'aide de leurs privilèges et de leurs capitaux dans les paradis fiscaux

    -Restitution des bonus des PDG des banques US et de Wall Street, et financement, sous contrôle citoyen, des logements et des services sociaux

    -Interdiction de toucher à l'épargne populaire dans les banques

    -Blocage des prix de tous les biens alimentaires, du gaz, de l'électricité, des transports, des services de la poste et de la téléphonie.

    -redonner vie à tous les services publics: restitution des telecom, de l'EDF, GDF, SNCF etc dans les services publics

    -restitution des postes d'enseignements sucrés par l'Etat, et doublement du nombre des postes d'enseignants dans les zones difficiles

    -abrogation du plan technologique de guerre policière contre les banlieues (le Monde du 18-10-08): un article à faire peur !

    -Diminution drastique des crédits alloués à l'Elysée, au Sénat , aux députés, aux ministres, au Pdt de la République

    ...............

    Comme par hasard, c'est motus et bouche cousue du côté de ce qui s'appelle la gauche et l'extrême gauche !! Il y a de l'argent, il faut le prendre là où il est.

    septembre 2009

     

    Projet d'émancipation ou de survie ?? Ou les deux ?

    (Octobre 2012)

    Il faut allègrement mélanger des revendications et des affirmations transitoires de survie, avec des revendications totalement anticapitalistes

    Suggestion de ce qui suit qui doit rester incomplet, provisoire, à réviser:


    -Il faut affirmer clairement la nocivité de la compétitivité, de la concurrence et de la croissance. Accroître la compétitivité c'est accroître l'exploitation, et non pas les emplois. Si on ne commence pas par-là, ce n'est pas la peine d'aller plus loin ;


    - Il faut dire que l'Europe actuelle, c'est la misère pour les masses populaires, les privations, la répression : A bas l'Europe des lobbys capitalistes et financiers.

    -Il faut avancer sans fard : annulation des dettes publiques.

    -A bas tous les budgets de rigueur.


    -La CSG est née en 95 pour alléger les impôts sur les sociétés et étrangler les classes moyennes : interdiction de l'augmenter encore aujourd'hui. PS= suppôt du capital financier.

    -Refus absolu de diminuer les charges patronales : c'est voler le salaire indirect. Augmenter les impôts sur les sociétés : OUI. Et diminuer les traitements des PDG et ce qui tourne autour.

    -SMIC à 1700 euros, OUI.

    -Campagne contre les paradis fiscaux : toute la vérité sur ceux qui y ont des comptes. Contrôle rigoureux de la sortie des capitaux. Abolition de la libre circulation du capital.

    -Suppression des actionnaires : que cet argent aille aux emplois publics

    -Abolition des stocks options, abolition de l'intéressement aux résultats des entreprises

    -interdiction des salaires publics et privés à plus de 8000 euros mensuels

    -Organisation d'assemblées citoyennes (municipales ou autres), ouvertes à tous en vue de définir les productions utiles et bannir les productions inutiles : ouverture de véritables cahiers de doléance, sous la responsabilité directe des citoyens auprès des Mairies.

    -Suppression de toutes les entraves administratives, fiscales et autres à la petite production agricole, artisanale, et de réparation.

    -Diminution de moitié des prélèvements au sein du RSI (Régime social des indépendants). Ce régime étrangle les artisans.

    -Multiplication par trois ou quatre des emplois publics
    *dans la petite enfance
    *dans l'encadrement des activités musicales, de peinture et de danse dans les quartiers populaires
    *dans la rénovation urbaine
    *dans l'aide aux handicapés et aux personnes âgées
    *pour les éducateurs de rue
    *……..

    -Suppression du libre- échange dans le sens NORD-SUD avec les pays pauvres de l'Europe, et tous les pays du Tiers Monde. Refus du libre échange entre les USA et l'Europe.

    -Taxation maximum des importations venues de Chine : salut aux travailleurs chinois pour l'augmentation de leurs salaires, leur liberté ; leur auto-production.

    -arrêt immédiat de toutes les importations de matières premières qui ne sont pas payées correctement aux producteurs du Tiers monde.

    Le 5-10-12