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    Marx industrialiste pour le compte du capitalisme

    L'erreur de Marx sur la nature de l'industrie qui ne pouvait être que capitaliste, comme il en donne lui-même tous les éléments de démonstration.

    Le machinisme est le résultat du système d'entreprises (de la fin du 17ème à la fin du 18ème) qui tue la production artisanale laquelle avait fait la richesse de grandes nations comme la France, la GB, l'Inde, le Japon.... C'est l'industrie. C'est l'avènement d'une civilisation dictatoriale, dont la visée est de casser les humains pour en faire des salariés exploités. Le communisme, sur la base de l'industrie ne peut être qu'un nouveau régime d'oppression, le pire sans doute. C'est hélas Marx qui l'a imaginé.

    Si l'exploitation tient une place centrale dans l'œuvre de Marx, c'est cependant la théorie matérialiste de l'histoire, ou ce qui a été appelé encore le matérialisme dialectique par les marxistes divers, qui charpente les raisonnements de l'auteur et sa vision du communisme. Au risque de faire injure aux adorateurs du " tout Marx ", il faut appeler plus clairement cette vision le " déterminisme historique ", dans le sens où des lois réglementeraient les faits et le cours de l'histoire. Dans cette vision, la dialectique ne sert qu'à justifier la nécessaire et l'inéluctable progressivité (évolution dans le sens du Progrès général) de l'Histoire, et la science permettrait de saisir ces fameuses lois.
    .L'ensemble des critiques que nous pouvons faire aujourd'hui à l'œuvre de Marx se rapporte finalement à cette façon d'envisager l'histoire qui n'est d'ailleurs pas particulière à Marx, mais à la pensée dominante du 19ème siècle, et très largement à celle du 20ème siècle. On trouve là les idées clefs de tous les " industrialistes ", dont Marx fait partie mais sous une forme particulière : a) l'enchaînement obligatoire des modes de production, ou des phases d'évolution, justifiant le dépassement des sociétés dites inférieures ou archaïques par des sociétés dites supérieures, l'Occident rassemblant les dernières sociétés supérieures connues, à travers le capitalisme, ce dernier devant être dépassé lui-même par le communisme ; b) la nécessité historique, chez Marx, de l'exploitation qui implique que le prolétariat devienne à son tour la classe dominante, c) la nécessité du machinisme, du salariat, du capital, de la colonisation, puis leur dépassement dans une société idéale, le communisme, ce qui inclut transitoirement que le plus haut degré de la civilisation ait pu être à moment donné le capitalisme. Finalement Marx, comme les libéraux, a fait l'apologie du capitalisme, le communisme n'étant que l'appropriation du capitalisme par une société où les moyens de production seraient entre les mains de l'Etat prolétarien dans un premier temps. Tout cela justifié par l'existence de prétendues lois historiques.
    Une partie de ces idées se trouve chez les philosophes des Lumières, à ceci près que ces derniers défendent une conception de la rationalité fondée sur le doute, la tolérance, l'émancipation des peuples, les savoirs, alors que les tenants du capitalisme ont réduit la rationalité à celle du capital : rentabilité et profit, science souveraine, mépris des savoirs pré-existants au capitalisme. Marx, quant à lui, a réduit la rationalité à celle du passage obligatoire des sociétés non marchandes au capitalisme (sauf dans le cas du mode de production asiatique), puis au communisme, lequel s'approprierait le capital.
    La conception selon laquelle l'histoire suivrait un cours nécessaire irréductible se retrouve au 19ème siècle chez les libéraux (Spencer), les socialistes industrialistes, les Saint-Simoniens, les positivistes. Par contre, elle n'est pas celle de Sismondi, de Fourier, de Proudhon, des anarchistes autour de Bakounine. De plus au 19ème siècle, les premiers anthropologues se partagent entre les évolutionnistes unilinéaires (l'histoire doit suivre une voie progressive unique, la voie occidentale) et ceux qui, comme l'américain Boas, (F.Boas. 1896, Language and Culture, New York, Paperback, 1966) défendent un évolutionnisme multilinéaire, donc l'absence d'un sens prédéterminé de l'histoire. Ce conflit atteindra son paroxysme au 20ème siècle avec par exemple Borislav Malinovsky ou Lévy Strauss qui nieront tout déterminisme historique, opposeront la diversité à la supériorité, et se rapprocheront ainsi d'une certaine forme de pensée asiatique. Egalement le mouvement intellectuel français autour, actuellement, des " Amis de François Partant " (ou encore " La ligne d'horizon ") brandira le flambeau de la négation de l'évolutionnisme (négation de la progressivité de l'histoire et du déterminisme) comme base de sa réflexion.

    Le déterminisme historique, vu comme ci-dessus, est donc daté mais il constitue toujours l'idéologie des nations dominantes. Il est constitutif du capitalisme et de son arrogance à dominer le monde. Il a encore un bel avenir.
    Et c'est bien là qu'une grande partie de l'œuvre de Marx a échoué, à notre avis. Cette partie n'a pas globalement vocation à émanciper l'humanité, contrairement à ce que les meilleurs des communistes avaient imaginé en toute honnêteté
    Le déterminisme historique, en tant que " finalisme ", constitue par là même le support d'une pensée nécessairement dictatoriale, puisque non seulement la bourgeoisie doit disparaître, ce dont nous ne nous plaindrions pas, mais également le peuple (entre autres la paysannerie) au seul profit du prolétariat (en fait au seul profit de sa direction auto-proclamée :les intellectuels révolutionnaires), ce qui appelle à la prolétarisation de toute la population, et en dernière limite au génocide de plus de la moitié de la population paysanne mondiale, qui ne pourra jamais devenir prolétaire. Les nations dominantes n'ont pas d'autre programme que celui-là ! La démocratie au profit du peuple ne fait donc pas partie des perspectives de Marx. Il s'en justifiera en expliquant que le seul objectif historique que l'on doit se fixer est la prise du pouvoir par le prolétariat. C'est dans ce cadre que la perspective du communisme est énoncée, faisant ainsi perdre à cette utopie son caractère émancipateur.
    Ceci ne doit pas faire oublier la magistrale description du capitalisme par Marx et sa théorie de l'exploitation qui explique encore aujourd'hui, pourquoi les grandes masses populaires se soulèvent régulièrement contre ce système inique.

    Nous mettrons doncen cause la philosophie de Marx: son déterminisme historique (appelé par certains le "matérialisme historique", dont les termes n'existent pas chez Marx), son "sens de l'histoire", sa conception de la science, sa théorie des forces productives....

    Nous mettrons en cause son rejet du peuple.