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    Paysannerie en INDE

     

    Qu'est-ce que la paysannerie au sens traditionnel ?

    La paysannerie est la plus vieille classe soiale du monde.

    Son objet est de produire des valeurs d'usage pour se nourrir et nourrir les populations.

    Par voie de conséquence, elle s'est toujours livrée à la conservation des graines et semences, et à leur amélioration pour remplir ce rôle.

    Elle est indispensable à la vie, sans elle l'humanité ne peut plus se nourrir.

    La paysannerie traditionnelle cherche a augmenter son patrimoine mais ne cherche pas à faire fructifier du capital. ça n'est pas son objet. Elle s'est toujours fait rouler par les marchands qui lui ont acheté au plus juste ses produits pour les revendre bien plus cher.

    La paysannerie n'est prête à modifier son genre de vie que si elle y voir un intérêt pour produire mieux et plus, avec moins de fatigue, mais elle refuse tout ce qui peut la faire disparaître. Elle est anticapitaliste par définition, et antiproductiviste, mais peu et mal politisé.

    Pourtant elle tend à disparaître.

    Qui la fait disparaître ? le capitalisme en la remplaçant par des agriculteurs capitalistes dont l'objet est avant tout de faire fructifer du capital, de faire du capital avec les produits de la vie. Comment ? En introduisant dans le cycle de la production des éléments étrangers à la terre et la production: la chimie pour accroître articiellement les rendements. Cela a donné des résultats mais en modifiant considérablement la nature des produits, et en déttruisant leur qualité et à terme la terre. Et surtout en détruisant l'équilibre interne de la ferme traditionnelle où tout sert et rien de ne perd, et où sont parfaitement intégrés l'élevage (viande et engrais), la production agricole, la production des fruits et légumes (engais verts), la production des engrais (fumier et compost), les sources et les rivières, la forêt (bois, produits de la forêt, gibier, réserve d'humidité et d'eau, produits utiles pour faire la soudure entre les récoltes).

    Le communisme a fait exactement la même chose en URSS, et dans tous les pays où la révolution a été confisquée au profit d'un nomenklatura productiviste et incompétente

    La marchandisation à outrance de la production agricole par des acteurs de l'industrie, a coupé la production de ses bases traditionnelles, a fait disparaître peu à peu la paysannerie, pour une production industrielle des aliments.

    La paysannerie, avec plus ou moins de succès, a tenté de résister à sa disparition. Elle n'y est pas parvenue.

    On pourrait développer tous ces points de façon importante.

     

     

    Actuellement (2020-2021) les paysans en Inde sont en lutte, encore et encore, pour garder leurs terres, leur activité traditionnelle.

    De longue date, les paysans avaient obtenu que les marchés soient régulés par l'Etat pour leur assurer la vente de leurs produits avec un revenu attendu du fait des prix fixés et négociés. Le gouvernement constituait ainsi des stocks stratégiques, en riz et blé, pour une revente à bas prix aux pauvres (problème récurrent en Inde). Et en même temps un revenu décent était permis aux paysans. C'était le cas au Pendjab, en Haryana, en Uttarakhand, en Uttar Pradesh...

    Or le gouvernement Modi a fait libéraliser en septembre 2020 la vente des produits agricoles et les prix, par le parlement: les acheteurs ne sont plus désormais l'Etat mais les grandes sociétés de distribution qui négocient en force à bas prix, et plus que cela, qui passent contrat avec les paysans sur les engrais, les tracteurs, le type de production, les semences... etc etc endettent la paysannerie et leur prend leurs terres (cf stratégie Monsanto).

    Les paysans ont le souvenir de la révolution dite verte en 1970 qui les a ruinés, et a modifié complètement la configuration de la production agricole (cf les livres de Vandana Shiva sur la question)

    Les paysans sont alors partis début décembre en tracteurs vers New Delhi, avec de quoi se nourir plusieurs semaines et font le siège devant la ville pour que le gouvernement revienne sur ces dispositions. Le gouvernement ne veut rien entendre et veut amender des dispositions mortifères. Les paysans ont bien compris la manoeuvre. Ils veulent le retrait pur et simple des dispositions étatiques qui les livrent au secteur de la grande distribution, à Monsanto bis, et vise leur disparition.

    C'est à notre avis un bataille d'une grande ampleur et très difficile si elle n'est pas soutenue par les villes; or les villes et l'opposition à Narandra Modi soutiennent les paysans; il ne faudrait pas qu 'elles négocient autre chose que ce que les paysans veulent;

    Des échaufourées ont eu lieu le 26 janvier aux portes de New Delhi avec la police, alors que le mouvemnt paysan est pacifique.

    Le gouvernement cèdera-t-il ? Toutes les routes vers la capitale sont coupées.

    (ref aux Mondes du 1°-12-20, du 20 au 28-1-21 etc...)

    Les paysans ont besoin d'un revenu garanti pour subsister. L'Etat du sud, l'Andhra Pradesh, fait figure d'Etat d'avant garde qui s'est reconverti à l'agroécologie, et fait la démonstration qu'on peut cultiver autrement, préserver l'eau, utiliser les engrais animaux et verts, pour un bon rendement, tout en restaurant les terres.

    Mais cela n'est pas du goût des grandes sociétés de l'agro-alimentaire qui veulent le retour aux principes de la révolution verte::

    -avoir le contrôle sur les semences (génétiquement modifiées sans contrôle paysan), semences infertiles qu'il faut reouveler tous les ans.

    -avoir le contrôle sur les engrais, mais chimiques, et obliger les paysans à renoncer à l'autonomie de la production

    -endetter les paysans avec des tracteurs trop gros et trop chers.

    -obliger les paysans à adopter le productivisme, et à renoncer à l'assolement pratiqué traditionnellement

    -leur faire acheter des insecticides qui vont avec le productivisme

    -leur faire gaspiller l'eau que demande le nouveau système de production.

    -définir la distribution eux-mêmes

    C'est le pricipe de la révolution verte de 1970 qui revient au galop qui a ruiné les paysans, et a conduit au suicide une grande partie.

    Aux portes de New Delhi, les paysans disent non à ce système qui est derrière la libéralisation des prix proposée par le gouvernement.

    A suivre:

    Le 6-2-2021