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    L'Industrialisation a à peine deux siècles et demi.

    (tout revoir) y mettre "Marx industrialiste"

     

    L'industrialisation est le produit du capitalisme et non de la science

    - production pour le marché, pour l'exportation (les prémices: le sucre produit par le système esclavagiste, vendu en Occident dans les grands ports, puis le café, le coton...)

    -production pour accroître le capital

    -production à bas prix dans un marché concurrentiel

    -esclaves, puis ouvriers payés au minimum vital

    -les producteurs doivent être dessaisis de la nécessité de produire: ils ne doivent plus décider que produire, comment produire, pour qui produire. Ils doivent obéir à la direction d'usine. C'est un changement radical de type de société;

    -produire des pièces standardisées et des matières premières qui leur sont nécessaires, pour un marché mondial, change toutes les perspectives. On ne produit plus pour vivre mais pour faire de l'argent.

    -la production doit certes servir aux humains à vivre, mais des humains capables de payer, et des humains à qui l'industrie dicte ce qu'ils doivent acheter.

    -la production décide de la consommation et non l'inverse,

    -la consommation devient soumise au marché

    -nouvelle classe sociale: les prolétaires

    -les revendications sociales vont dépendre de cette nouvelle forme de production qui échappe aux humains.

    -une société émancipée ne peut que rejeter l'industrialisation, comme type de production

     

    -une production autogérée n'a pas de sens sous le signe de l'industrie capitaliste, si ce n'est de s'exploitzer soi-même

     

     

     


    Les objectifs de l'industrialisation sont in fine, l'exportation des biens qui doivent remplacer la production dans les pays où ils sont reçus: par exemple biens alimentaires (riz , blé) pour les pays soumis, colonisés, dont "on" a ruiné l'agriculture. ou produits finis pour éviter que les pays soumis s'industrialisent à leur tour...

    L'industrialisation s'oppose dans son principe à l'autosuffisance, elle est conçue pour exporter et se substituer aux productions locales des pays soumis. Elle ne remplit aucun objectif humanitaire

    Après la seconde guerre mondaile les USA déversent leurs excédents agricoles en Afrique.

    Les milliadaires qui vivent de l'industrie mettent en guerre le monde entier pour exporter

    2025

     

    Marx a dit de l'industrialisation deux choses totalement contradictoires.

    D'une part elle a produit le prolétariat et l'exploitation à outrance de cette classe sociale. La théorie de la croissance du capital grâce à la plus-value en est née. Jamais dans l'histoire humaine il n'y avait eu une telle accumulation du capital grâce à la plus value: le travail non payé.

    D'autre part, en raison de la croissance sans fin de la productivité du travail, Marx a vu dans l'industrialisation une possibilité de la libération de la production et du travail lui-même (les machines surveillant les machines), une société libérée au final de l'exploitation, une société de loisirs et de culture, la société sans classe, donc la fin du prolétariat..

    Pensée typique du 19ème siècle où le développemnt de la science fait chavirer les esprits: une société libérée de la production et du travail est une pure absurdité d'un simple point de vue humain.

    Dans le"Manifeste Communiste" de 1848, Marx fait implicitement l'éloge de la bourgeoisie qui a libéré la société de toutes les croyances obscurantistes, du patriarcat (!), qui a libéré la science de ses entraves et qui incarne la possibilité de la plus haute civilisation, donc du communisme, avec l'outil de l'industrialisation.

    Au contraire de lui, nous pensons que cette dernière est le début d'une civilisation fondée sur la barbarie humaine...

     

    Ainsi on peut poser la question:

    Celle-là est-elle l'expression d'une haute civilisation technicienne, d'abondance, de richesses de culture, ou l'expression d'une barbarie possible ?

    Désindustrialisation, quand elle se produit, Faut-il s'en réjouir ou pleurer ?

    Mars 2025

     

    Industrialisation: qu'est-ce ?

    L'industrialisation née au début du 18ème siècle en GB et fin du 18ème en France, en raison pour la GB, de la destruction de l'industrie artisanale de l'INDE par le métier à tisser mécanique contre le métier à bras, mettant tout un peuple dans la misère; en raison de la mise en cause des corporations en France, et de la victoire pour l'Europe des grands marchands esclavagistes, ayant fait leurs armes dans le commerce triangulaire et l'industrie du sucre dans les colonies. Elle s'inscrit, selon nous, dans l'histoire humaine, comme une défaite pour le genre humain.

    L'industrie est née en France de la liberté pour les entreprises d'embaucher et de débaucher à leur guise des ouvriers qui, par rapport aux compagnons, perdirent tous leurs droits, devinrent de nouveaux esclaves, abandonnèrent leurs outils à l'entrée de l'usine, n'eurent plus droit à la parole, n'eurent plus de mutuelles, et durent obéir comme à l'armée à un patron. L'industrie ainsi constituée eût le droit d'utiliser les techniques à son aise sans avoir l'aval de l'assemblée des ouvriers. Dans les entreprises artisanales les compagnons se prononçaient habituellement sur le bienfondé de l'utilisation de telle ou telle technique, ou de l'introduction d'une nouvelle machine, dans leur corps de métier. Les critères étaient le soulagement de l'effort, et l'amélioration du travail. Plus rien de tout cela, ce sont les patrons qui décident. Les entreprises innovèrent le machinisme grâce à la machine à vapeur, c'est à dire l'utilisation d'un système de machines simplifiées obligeant l'ouvier à travailler à un rytme imposé et non plus à son rythme.

    La libre concurrence émergea spontanément de ce système, laquelle était vue depuis des centaines et centaines d'années comme étant parfaitement immorale. Les notions de productivité, de rentabilité, de standardisation, d'accumulation du capital, s'opposèrent à la qualité du travail, à la belle oeuvre, et aux besoins humains. Il apparut de suite que le machinisme pouvait produire plus que pour le marché local. La notion d'exportation pour faire des bénéfices se développa alors que précédemment on exportait ce que les autres pays n'avaient pas. Dorénavent on exporte pour piéger la production locale d'une autre région ou d'un autre pays, ou de l'entreprise qui aurait la même idée au même moment, donc il faut l'évincer. Toutes ces notions existaient mais à une échelle réduite, l'artisanat travaillant d'abord pour les marchés locaux, ou en complémentarité avec des marchés n'ayant pas sa spécialité.

    Par ex, sommairement, la GB au 16ème exportait sa laine dans les Flandres et au-delà de la Baltique; les pays du nord de l'Europe filaient la laine, en même temps que le lin, le chanvre, et tissaient toutes sortes de tissus avec des machines à bras. Les artisans des Républiques italiennes apportaient leur savoir dans le domaine de la teinture.

    Mais la GB précipite le mouvement en cassant toute l'industrie artisanale de l'Inde avec une innovation technique, le métier à tisser mécanique. Elle ruine des milliers d'artisans, elle inverse le courant des échanges, désormais les tissus de coton sont fabriqués d'abord en GB et vendus en Inde, et dans le monde entier..

    Les échanges existaient auparavant sur une vaste échelle, mais les artisans ne s'en laissaient pas compter par les marchands qui voulaient les enrégimenter. Chaque artisanat avait son assemblée et sa hiérarchie (souvent décriée et critiquée) au sein des compagnons, qui donnaient leur avis sur les techniques et la façon de travailler. Les compagnons avaient le contrôle de leurs machines, celles de l'artisanat, et disposaient de leurs propres outils.

    Dans les cahiers de doléances, lors de la révolution française, on ne trouve nulle part la demande de suppression des corporations ou jurandes, mais des demandes de réformes contre le "maître" qui s'arroge trop de droits. On trouve des éléments de critiques contre des tentatives d'introduction de concurrence entre différents artisans, et des récriminations contre les marchands qui veulent s'introduire dans le système des corporations. On trouve des demandes d'augmentation du salaire, des compagnons pouvant aller jusqu'à la grève.

    Les marchands qui avaient placé leurs capitaux dans la banque d'Anvers, en revenant des Antilles, par exemple, luttèrent pour obtenir le contrôle de la production qu'ils n'ont pas. L'abolition des jurandes, dans la loi Le Chapelier en France, est une victoire des marchands, qui va s'assurer aussi du contrôle de ola production, des techniques, de la police. C'est le début du salariat que Marx caractérisera de nouvel esclavage..... tandis qu'il se félicitera de la loi le Chapelier qui ouvre la voie au "développement des forces productives", c'est à dire du capital..... Ainsi va la pensée humaine dans toutes ses contradictions.

    .........................................

    L'industrialisation devint la chasse gardée des pays occidentaux (après qu'ils se fussent fait la guerre entre eux pour le contrôle des techniques, des machines). Tout a été fait pour que les pays soumis, ou directement colonisés, en soient exclus (cf le célèbre texte d'Adam Smith sur les "qualités naturelles des régions du nord de l'Amérique (les USA actuels) à ne faire que de l'agriculture" !), et n'y accèdent jamais, ou alors sous la forme d'industries complémentaires à celles de l'Europe, ou sous la forme d'industries extractives au service des pays riches. Les pays dits sous développés ou du Tiers monde n'ont produit pendant longtemps que des biens primaires et des matières premières. Et c'est encore largement vrai.

    Cependant, comme tout est contradictoire, des bourgeoisies locales des pays du Tiers monde, ont fini par forcer les barages établis par les pays occidentaux, et par se doter d'industries "nationales", comme l'Amérique latine (l'Argentine, le Brésil, le Mexique), comme en Asie, la Corée du sud, Taïwan, l'Irak, des îlots comme Singapour ou Taïwan, l'Indonésie. En Amérique latine, les industries nationales se sont protégées très bureaucratiquement, ne donnant pas à terme les industries compétitives espérées, ni des industries capables de satisfaire les masses, soit par manque des produits d'importation nécessaires, soit par un gaspillage éhonté dû à la corruption, ou les deux en même temps. Ces industries n'ont pas été protégées par le peuple, mais par des dirigeants épris avant tout de pouvoir et amoureux de l'argent...

    Ces pays furent appelés en Asie: les nouveaux pays industrialisés, les NPI. L'étude de leur cas a permis à certains économistes "valeureux" de clamer que les NPI portaient l'espoir d'une industrialisation mondiale partagée en toute cordialité. Et que le sous- développement arrivait à sa fin. Dans le même temps, le capitalisme d'Etat en Chine communiste, qui protégeait ses entreprises et pratiquait l'imitation des produits occidentaux, menaçait de faire concurrence un jour à l'Occident. Pied de nez à ce dernier.

    Les NPI jusqu'aux années 1980, s'étaient mis à concurrencer à la marge les vieux pays industriels grâce ... à leur main d'oeuvre pas chère.

    Les vieux pays industrialisés ont tenté dans un premier temps d'utiliser cette main d'oeuvre en délocalisant des industries, d'assemblage par ex (au Mexique). Mais ils ont fait mieux, ils ont imposé, moyennant des prêts et un endettement, 1)que les monnaies de ces pays dépendent strictement des monnaies fortes des pays occidentaux, 2)que ces pays se dotent d'un système boursier et financier identique au leur (pour pouvoir les piller). Ceci a abouti à ce que des crises financières dûment organisées ravagent régulièrement les NPI, mettent en faillite entreprises et banques, et draînent via un système financier homogénéisé toutes les richesses en capital de ces pays vers les vieux pays industriels (les crises financières de 1993, de 1997 sont emblématique à ce niveau). Les NPI ont donc vécu des moments tragiques de chômage dans des situations politiques où les avantages sociaux étaient presque nuls dans ces pays.

    Et comme ceci ne suffisait pas, il a fallu en venir à la guerre dans certains de ces pays pour les dévaster, détruire leurs industries et leur agriculture, afin si possible de se saisir de leurs matières premières comme le pétrole, c'est le cas de l'IRAK. Ce pays fut ainsi rayé de la carte des NPI, par la grâce des USA et de la GB.

    Mais dans d'autres pays, il s'agit également de se saisir du pétrole, ou du gaz (Syrie), ou de quantité de minerais qu'on ne trouve pas, ou peu, en Europe et aux USA, tout en semant la dévastation. Par exemple en Afghanistan où les richesses sont colossales (amiante, talc, magnésite, barytine, bauxite, célestite, chromite, argile, graphite, cuivre, fer, plomb, zing, lapis-lazuli, or, pegmatite, soufre, niobium, cobalt, terres rares, argent, potassium, allumine, fleurite, phosphore, mercure, strontium...). On comprend que ce pays ait attiré des convoitises de la part de l'URSS, des USA, de la Chine, de la GB, de la France..., et que tout fut et soit fait pour corrompre les gens de pouvoir, ou même les simples citoyens voulant s'organiser pour se défendre, afin de garder le droit d'exploiter ces minerais, pour nos voitures, nos ordinateurs, nos smartphones, et tout notre bazar de marchandises, utiles afin de corrompre nos propres citoyens en leur assurant un pseudo niveau de vie élevé, et l'idée absurde de leur supériorité....

    Il en est de même par exemple en RDC (Rep démocratique du Congo) où l'extermination des populations, la destruction physique des femmes par le viol, l'embrigadement des enfants dans l'armée ou au fond des mines, est de mise par les autorités locales avec le soutien des pays occidentaux qui envoient leurs sociétés de gangsters puiser la manne des ressources: abondance de ressources minérales rares du nord-est au sud-est du pays (coltan, diamants, or, cuivre, cobalt, zinc, manganèse…), de ressources forestières et de faune (gorilles, okapis…) très riches et de vastes sols fertiles propres à l’agriculture (café, tabac, thé…).

    On pourrait en dire autant de l'ensemble des pays d'Afrique, d'Amérique latine, et d'Asie, avec des différences significatives selon le degré de résistance des populations.

    De ce point de vue, la férocité blanche est sans égale. Elle est aussi grande que la rapacité et la prétention occidentale.

    Quelques rares pays échappent, pour partie seulement, à cela, même si la tentation occidentale de les réduire est immense: comme l'Inde, la Chine que sa bureaucratie écrase mais protège, l'Iran que sa dictature épargne encore de l'avidité occidentale tout en bafouant tous les droits du peuple, et quelques pays d'Am Latine bien que la corruption soit en train de ravager le Brésil et le Vénézuela.

    Les pôles industriels pourraient s'inverser, et les vieux pays industriels se désindustrialiser, malgré toutes les menaces que les pays riches font peser sur les pays du Tiers monde. Aucune loi déterministe ne permet de dire que la prééminence appartient définitivement à l'Occident en matière de richesse en capital. Cette inversion peut se produire. Mais en régime capitaliste, elle ne peut s'effectuer que contre les populations, contre les ouvriers et les paysans, si ceux-ci n'ont pas la capacité de se défendre. Pourquoi ? Ce qui fait la force des pays ci-dessus nommés, les pays dits du Tiers monde, ce sont leurs capacités dictatoriales à faire régner l'ordre, les coûts bas de leur main d'oeuvre, leur extraordinaire possibilité d'exploitation humaine. Là est la source d'une richesse gigantesque (la seule vraie richesse capitaliste) dont les pays occidentaux ne sont plus aussi capables, étant donné tout ce qu'ils ont dû concédé comme avantages à leurs salariés pour avoir la paix sociale. De ce point de vue, la compétitivité appartient aux pays dont le potentiel d'exploitation humaine est encore immense. C'est bien pourquoi les pays "riches" délocalisent leurs industries. Mais c'est un piège.

    Les acquis sociaux ne font pas bon ménage avec le capitalisme quoi qu'en disent tous nos prêtres keynésiens. Il y a des millions de travailleurs abandonnés en Occident parce qu'ils avaient reçu trop d'acquis pour eux (automobiles, maisons individuelles, couvertures sociales...); parallèlement il y a des millions de travailleurs miséreux prêts à prendre la relève dans les pays non occidentaux.

    Il en est ainsi parce que toutes les organisations politiques dites ouvrières, honorent l'industrie, et parce qu'il n'y a pas d'internationale des travailleurs dans le monde. Le monde communiste russe, l'appareil du Komintern dit "l'internationale communiste", ont merveilleusement travaillé au service du Capital des pays riches, pour qu'il n'y ait pas d'organisation internationale ouvrière et paysanne de solidarité, d'entraide, de dénonciation commune, d'action commune, de soutien financier.......capable de faire face ensemble aux exploiteurs occidentaux et non occidentaux.

    Le capitalisme est le grand gagnant. Les travailleurs de l'Occident ont gagné un relatif bien être sur la sueur et le sang des travailleurs du Tiers monde, mais perdent leurs emplois aujourd'hui....au profit de ces derniers. Le fascisme peut renaître à partir de cette mise en concurrence odieuse.

    Que reste-il comme solution aux pays capitalistes occidentaux face au danger d'une inversion industrielle possible ?

    -Rétablir la dictature par le fascisme,

    -déverser le poison du racisme et de la haine de l'autre dans le peuple,

    - augmenter d'un cran le formatage des salariés et leur aliénation par les biens empoisonnés et la sous-culture vendus par "la société de consommation" capitaliste.

    -accroître la désinformation, la manipulation de la pensée,

    -et enfin la guerre, en prenant des prétextes humanitaires pour obtenir l'adhésion de la population...

    Oui, après les missiles de gaz toxiques envoyés par Assad sur les populations syriennes en avril 2017, ce dernier méritait que son armée soit détruite ! Tout le monde l'a ressenti ainsi. Sauf que c'est Trump qui a donné l'ordre de cette destruction, alors qu'il se fout des morts comme de sa première chemise ! ça n'est pas anodin. Cela fait partie de l'arsenal de la manipulation politique des pays occidentaux qui ont applaudi à cette initiative, alors que ces mêmes pays tuent sans vergogne les populations au nom de la lutte contre l'Etat islamique. Cette confusion mentale et morale dans laquelle nous sommes est le résultat de la déliquescence politique et éthique qui ne nous permet plus de porter des jugements corrects sur les actes de barbarie réciproques... et qui nous jettent dans la confusion.

    Voilà où nous en sommes. C'est sans doute ce qui condamne à l'humour noir la campagne présidentielle française où personne ne dégage la signification réelle des évènements actuels, et où chacun défend son pré carré industriel.

    Mais la colère, face à cette farce, est porteuse des distinctions nécessaires.

    L'important n'est pas l'industrialisation ou la désindustrialisation, mais la protection des richesses utiles à tous les humains, entre autres l'environnement. La technique ne devrait servir qu'à soulager la peine des hommes, à préserver les richesses utiles, à ne produire que ce qui est strictement nécessaire, et à préserver le vivre ensemble qui doit être redéfini.

    Si les prétendants au trône présidentiel parlaient ce langage, cela fait longtemps que la démocratie aurait été revigorée. Or ce n'est pas le cas

     

    AMC 16-4-2017, revu le 2-3-25 (A revoir )

     

    Comment les questions essentielles se posent en 2024-25

    Avec la libre circulation des capitaux dans la décennie 80, le combat pour la compétitivité et le développement des tachniques a battu son plein, et les pays industrialisés (dominants) se sont fait une concurrence mortelle tandis que la Chine, en tant que pays capitaliste d'Etat avançait à grands pas,

    Dans ce cadre, les pays qui exportaient le plus leurs excédents, étaient gagnants contre les autres.

    Le syndicalisme ouvrier s'est construit en fonction de ces principes. Il a revendiqué des miettes plus ou moins grosses de capital pour s'assurer une existence plus ou moins confortable dans une situation éminemment transitoire.

    Cogestion en Allemagne, pays gros exportateur; lutte de classes en France, pays intermédiaire.

    Accumulation du capital fluctuante, à la merci du commerce, des variations de la plus-value, donc des crises, et donc du repartage des zones d'influence, et des guerres pour le pouvoir entre petits chefs et grands chefs.... Une surproduction endémique, qui a fait l'objet d'un partage agressif, sans compter les métaux, les minerais.

    Il faut des pays acheteurs, des pays à piller contrepartie, des pays qui aient de l'argent, et qu'on endette pour ce faire, mais qui ne s'industrialisent pas, qui achètent mais qui ne vendent pas sauf du minerais... Des pays dans l'inégalité la plus totale sinon rien ne va plus.

    On ne peut à la fois assurer un noiveau de vie correct aux salariés et classes moyennes, et assumer la chute de la production et des exportations;

    On ne peut à la fois protéger l'environnement et investir toujours plus pour piéger le voisin en accroissant le capital;

    On ne peut renoncer à prélever toujours plus de plus-value, et accroître le capital pour investir dans la campétitivité;

    On ne peut être tous au même niveau de compétitivité, puisqu'il faut manger l'autre pour subsister en tant que pays dominant et exportateur...

    Donc il faut la guerre, et exterminer les peuples

    mars 25